vendredi 19 février 2016

“Aucun intérêt à conserver le permis de Château-Thierry”

Qui a fait cette déclaration? Le collectif du pays Fertois? non ! Le collectif Carmen? non ! Un(e) militant(e) anti gaz et pétrole de schiste? Que nenni! Alors qui? Jean-Pascal Simard – directeur des relations publiques pour l'Europe de Vermilion Energy

Et oui, dans le Pays Briard J.P. Simard déclare: “il n’y a aucun potentiel de pétrole conventionnel sur ce permis” et aussi “Il n’y a jamais eu de production de pétrole à Jouarre, ce n’était qu’un puits d’exploration qui permettait de connaître le sous-sol. Nous savons maintenant qu’il n’y a aucun intérêt à conserver ce permis de Château-Thierry que nous avions racheté à Hess Oil en 2015. Donc, nous allons nous désengager progressivement, aussi bien à Jouarre qu’à Doue. Nous allons reboucher le puits avant de remettre de la terre végétale et de retourner le terrain au propriétaire agricole qui en est propriétaire ». Le rédacteur de l'article ajoute que ce n’est qu’à partir de ce moment que Vermilion pourra céder ce permis à l’État, d’ici la fin de l’année selon les prévisions.

Deux informations importantes dans ce papier:
• J.-P. Simard ne dit rien sur la présence ou non de pétrole de schiste à l'aplomb du forage de Jouarre.
Il dit qu'il n'y a aucun potentiel de pétrole conventionnel. Franchement, était-il nécessaire d'installer une foreuse en 2013 pour en arriver à cette conclusion? En 1990, le forage de Glairet (à quelques centaines de mètres de la plateforme de La Petite Brosse) avait déjà permis d'obtenir les mêmes informations. Cela ne fait que confirmer que l'objectif initial de ce permis et de ce forage était bel et bien le pétrole de schiste. Entre temps, la loi Jacob était passée par là… 

• Vermilion est-elle prête à renoncer réellement au permis de Château-Thierry? La prolongation en a pourtant été demandée en avril 2014. Si Vermilion y renonce définitivement cela pourrait signifier que les carottes n'ont pas permis d'espérer une rentabilité possible du Lias. Si le carottage effectué en 2013 avait confirmé la présence interessante de pétrole de schiste, Vermilion aurait tout intérêt à conserver le permis de Château-Thierry. En effet, si la fracturation redevenait légale en France, le permis pourrait être valorisé soit directement soit en le revendant. A moins que la baisse du prix du baril soit tout à fait dissuasif… 

 

 

Jouarre Vermilion n'en a pas fini avec la Seine-et-Marne !

19/02/2016 à 10:01 par Pierre Choisnet La nouvelle avait surpris et laissé place à quelques spéculations ! Fin janvier, les Seine-et-marnais qui fréquentent quotidiennement les environs de Jouarre constataient que le pétrolier canadien Vermilion était en train de reboucher son puits de forage à la concession de "La Petite Brosse", située sur le permis de Château-Thierry.

http://www.lepaysbriard.fr


http://www.lepaysbriard.fr/vermilion-n-en-a-pas-fini-avec-la-seine-et-marne-23391/

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jeudi 18 février 2016

le 28 février, manifestation à Barjac

Total a récupéré par voies de justice le permis de Montélimar.

Le 28 février une manifestation est organisée à Barjac.

Attac vient de mettre en ligne une vidéo détournant une publicité du groupe Total. 

 

Si vous souhaitez la voir directement dans YouTuble: https://www.youtube.com/watch?v=nJrBY7D-zMw

 

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lundi 15 février 2016

Luc Chatel :"LR devrait être le parti du gaz de schiste, des OGM et des biotechs"

Fraichement élu nouveau président du Conseil national des Républicains, Luc Chatel a tenu dimanche matin un discours très volontariste. « Notre parti doit être le parti du risque, de l’innovation » a plaidé l’ancien DRH d’une branche de L’Oréal. Concrètement, comment se traduit l’amour du risque selon Luc Chatel ? « Les Républicains doivent être le parti du principe d’innovation plus que du principe de précaution, le parti du gaz de schiste, le parti des OGM, le parti des biotechs »

Public Sénat > lire l'article complet

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lundi 8 février 2016

un quiz… sur le climat

Très bonne lecture!

Plein de questions et des réponses argumentées. 

 

 

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dimanche 7 février 2016

Gaz de schiste : l'Américain Schuepbach n'a droit à aucune indemnisation

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise examinait, ce vendredi 5 février, le recours indemnitaire de l'entreprise américaine pour les permis de recherche en Ardèche et dans l'Aveyron.

Requête rejetée. Le pétrolier texan réclame, dans ce dossier, 117 millions d'euros. Un préjudice qu'il avait même estimé, dans un premier temps, à un milliard. L'histoire commence en 2010. Le gouvernement de l'époque délivre à Schuepbach des permis d'exploration en Ardèche et dans l'Aveyron. Un an plus tard, permis abrogés. La France interdit en effet l'utilisation de la fracturation hydraulique, la seule technique connue et très polluante pour rechercher du gaz de schiste. 

L'entreprise américaine contre-attaque, pose une question prioritaire de constitutionnalité contre cette loi. Mais le Conseil constitutionnel valide l'interdiction de la fracturation. Première défaite. Schuepbach ne désarme pas et dépose un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour obtenir la restitution de ses permis. Fin décembre deuxième défaite. La juridiction lui donne tort.

Le groupe américain demande alors des dommages et intérêts. Il se dirige probablement vers un nouvel échec. Le rapporteur public considère que la responsabilité de l’État n'est ici pas engagée puisque l'abrogation du permis de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) notamment a été jugée légale. La décision sera rendue dans le courant du mois de mars.

France Bleu > lire l'article complet

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samedi 30 janvier 2016

La stratégie des petits cailloux dans la chaussure fonctionne : la preuve par Jouarre !

Les petits cailloux dans la chaussure? Mais si, vous connaissez ! Quand on doit se défendre contre des géants, cela ne sert pas à grand chose d’essayer de se battre avec leurs armes. 

Quand nous avons commencé à nous battre contre les pétroliers il était évident que nous n’avions pas les mêmes moyens. Les géants du pétrole ont de l’argent, de l’entregent, ils sont proches du pouvoir, ils ont des avocats, des lobbyistes, etc. 

Alors comment se battre contre eux quand on n’a rien de tout ça? En mettant des cailloux dans leurs chaussures. Parce que tous géants qu’ils soient, quand ils ont des cailloux dans leurs chaussures, ils doivent ralentir, voire s’arrêter pour retirer les cailloux de leurs chaussures, avant, certes, de repartir. Mais comme le temps c’est de l’argent, en leur faisant perdre du temps, on leur fait perdre de l’argent…

Bon, alors le rapport entre les cailloux, les géants, leurs chaussures et Jouarre? On y vient!

Début 2011 Toreador (détenteur du permis de Château-Thierry) prévoit de forer et de fracturer. Les mobilisations citoyennes ont déjà commencé et NKM (la ministre de l’écologie de N.Sarkozy) demande à Toreador et à Vermilion de modérer leurs ardeurs en matière de fracturation hydraulique. Les géants acceptent, ne pouvant pas faire autrement. Premier caillou dans la chaussure. Première perte de temps. 

La mesure d’apaisement proposée par NKM est loin d'être suffisante et en juillet 2011, la loi Jacob est votée. Deuxième caillou. La loi Jacob, en interdisant la fracturation hydraulique, sans interdire l’exploration de la roche-mère, a sérieusement ralenti les projets des pétroliers. Mais, on le sait, ils n’ont pas renoncé pour autant!

Quelques mois plus tard Delphine Batho, devenue ministre de l’écologie, complète la loi Jacob par une circulaire interdisant les forages horizontaux en cas de suspicion d’intérêt pour la roche-mère. Encore un caillou dans la chaussure. Cette circulaire sera évoquée par la préfète de Seine-et-Marne lorsqu’elle interdira tout forage horizontal pour le puits de Jouarre en 2013. 

Hess Oil France qui avait prévu une très grosse foreuse capable de forer horizontalement n’a pas été en mesure de rentabiliser les frais engagés. Encore un caillou!

Par ailleurs Hess Oil qui avait dépensé pas mal d’argent pour racheter le permis de Château-Thierry à Toreador n’a pas obtenu l’autorisation d’en être officiellement le détenteur. C’est le résultat de toute la bataille menée autour de ce qu’on a appelé l’affaire des « mutations ». Philippe Martin (ministre de l’écologie qui avait remplacé Delphine Batho) a du refuser de signer ces « mutations ». Et Hess Oil n’a pas pu devenir le détenteur officiel du permis de Château-Thierry. Encore un caillou dans la chaussure de Hess. Et pas un petit caillou, un gros, un très gros qui finira même par l’assommer définitivement! La branche française de Hess Oil a disparu. L’entreprise n’existe plus parce que les financiers vautours à la tête de l’entreprise américaine n’avaient pas du tout envie de continuer à perdre du temps et de l’argent dans ce pays où ils ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient. 

Auparavant nous avions vu disparaître l’entreprise Toreador et quelques mois plus tard Zaza Energy France qui avait racheté Toreador! 

• Et pendant ce temps là, le prix du baril a plongé, il ne vaut presque plus rien (moins de 30$). La production d’un baril de pétrole de schiste coûte au minimum 60$.

• Pendant ce temps là, la Chine, gavée depuis des années, n’en peut plus et n’a plus besoin de tous les hydrocarbures qu’on lui propose. 

• Pendant ce temps là, la Cop 21 a eu lieu. On sait maintenant qu’il faut laisser 80% des hydrocarbures dans le sol pour avoir une (petite) chance de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°. 

Les petits cailloux ne sont évidemment pas responsables de la politique de l’Opep, de la chute du prix du baril, de l’impossible course à l’échalote vers une croissance sans limite de la Chine, du retour de l’Iran sur le marché des hydrocarbures, etc. Mais les petits cailloux nous ont permis de gagner du temps et d’arriver à une période favorable pour que la valeur des ressources attendues par les pétroliers dans le sous-sol de Jouarre ne soit plus d’actualité. Du strict point de vue de la rentabilité, l’exploitation du pétrole de schiste est une absurdité.  

Les petits cailloux nous ont fait perdre le temps dont nous avions besoin. 

Et cette semaine, Vermilion, détenteur officiel du permis de Château-Thierry, rebouche définitivement le puits de Jouarre. 

La plateforme sera revégétalisée dans quelques mois. 

La stratégie des petits cailloux dans la chaussure fonctionne: la preuve par Jouarre… 

Mais ce n’est pas une raison pour nous endormir, il y a d’autres chaussures en marche.  Il va falloir encore y mettre des petits cailloux!

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En récupérant son permis, Total rouvre la bataille des gaz de schiste !

Maxime Combes* (économiste et membre d'Attac France) publie sur son blog** le texte suivant.

Total vient de gagner contre l'Etat : le tribunal administratif annule la décision qui abrogeait le permis de recherche de Montélimar. Nouvelle preuve des failles de la loi votée en juillet 2011. Les opposants appellent déjà à manifester le 28 février à Barjac (Gard). Explications.
Durant l'hiver et le printemps 2011, une mobilisation citoyenne massive a obligé le gouvernement et le parlement, majoritairement à droite, à voter en urgence une loi d'interdiction d'utilisation de la fracturation hydraulique. Bien que ce soit la seule technique utilisée pour explorer et exploiter le gaz et le pétrole de schiste, l'article 2 de cette loi du 13 juillet 2011 laisse entendre que des techniques alternatives existent. Tandis que l'article 3 oblige les détenteurs de permis de recherche d'hydrocarbures à dire à l'administration s'ils comptent utiliser la fracturation hydraulique.
La loi du 13 juillet 2011 encourage donc les industriels à masquer leurs véritables intentions : puisque la loi reconnaît la possible existence de techniques alternatives, un détenteur de permis a tout intérêt à dire qu'il va utiliser une technique alternative et qu'il renonce à la fracturation hydraulique. A minima pour gagner du temps. Toutes les entreprises concernées, hormis une (Schuepbach pour les permis de Nant et de Villeneuve de Berg), ont d'ailleurs fait ce choix. Le plus souvent en contradiction avec les documents qu'elles avaient remis aux autorités pour obtenir le dit permis.

Aucune alternative
C'est le cas de Total pour le permis de Montélimar (4327 km2 qui s'étend du Sud de Valence à la région de Montpellier). Suite au vote de la loi, l'entreprise reconnaît vouloir utiliser les « techniques de stimulation » « qui seront disponibles », mais elle affirme qu'elle n'utilisera pas la fracturation hydraulique. A ce jour, aucune autre technique de stimulation n'est disponible : Christophe de Margerie lui-même expliquait au Monde en janvier 2013 que Total abandonnait la piste alternative sur laquelle l'entreprise travaillait, tandis que les entreprises qui se vantaient d'avoir mis au point des méthodes alternatives n'ont jamais réussi à convaincre. Pire, certaines ont fait faillite et/ou ont été condamnées pour escroquerie aux Etats-Unis.
Plus de dix ans après le début de la production industrielle de gaz et pétrole de schiste, la seule technique utilisée est donc la fracturation hydraulique. Au regard de la loi française, l'exploitation de gaz de schiste sur le permis de Montélimar est donc impossible. Pourtant, Total a cherché à conserver coûte que coûte son permis, sans masquer ses ambitions : le nom de la filiale de Total détentrice du permis est Total Shale Europe (shale veut dire schiste en anglais). On ne peut pas être plus clair.

NKM a outrepassé ses compétences
A l'automne 2011, le gouvernement de François Fillon décide d'annuler les permis de Schuepbach, mais aussi le permis de Total. A juste titre pour Schuepbach : le 22 décembre 2015, son recours a été rejeté puisque l'entreprise n'avait pas exclu l'utilisation de la fracturation hydraulique. Le tribunal administratif vient par contre « d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du ministre de l’écologie » concernant Total. En 2011, pour étayer sa décision, le ministère avait considéré que Total n'était pas suffisamment précise sur les techniques alternatives qu'elle comptait utiliser. C'est juste. Mais ce motif n'est pas prévu par la loi.
Pour le tribunal, « l’autorité administrative a exigé des précisions qui n’étaient pas prévues par l’article 3 ». « En se fondant sur un motif étranger à ceux prévus par la loi du 13 juillet 2011, les auteurs de la décision ont commis une erreur de droit » précise le tribunal et « la décision [d'annulation du permis] est entachée d’un détournement de procédure ». En annulant le permis de Montélimar, la ministre Nathalie Kosciusko Morizet a donc outrepassé le droit : la loi ne lui donne aucune compétence pour statuer de la sincérité de l'entreprise ou de la réalité des techniques alternatives.

Une loi défaillante
La décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise révèle au grand jour ce que les opposants aux hydrocarbures de schiste ont toujours dit : la loi du 13 juillet 2011 n'a pas interdit l'exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures de schiste. « La loi n’interdit que la technique de la fracturation hydraulique » comme le précise le jugement du tribunal administratif. Une faille qui a toujours été vivement critiquée par les opposants aux hydrocarbures de schiste et qui avait poussé les élus socialistes à ne pas prendre part au vote en 2011 : ils s'étaient engagés à compléter la loi dès qu'ils seraient au pouvoir.
Jusqu'à ces derniers jours, rien n'avait été proposé en ce sens, pas plus du côté socialiste, que du côté des parlementaires EELV ou du Front de gauche. Ce n'est désormais plus le cas : Sabine Buis, députée PS de l'Ardèche, vient de déposer à l'Assemblée nationale une proposition de loi relative au dialogue environnemental qui propose dans son article 9 d'inscrire dans le code minier le principe de « l'interdiction de toute exploration et exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels ». Et ce, « quelle que soit la technique d'extraction utilisée ».

Geler les réserves de pétrole et de gaz
Interdire l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère sur le territoire national – y compris dans les zones maritimes et outre-marines du pays – serait un bon début. Mais il faut aller plus loin. Le gouvernement devrait en profiter pour demander aux préfets d'arrêter d'instruire les 133 demandes de permis actuellement à l'étude – données du ministère en décembre 2015. Il pourrait également annuler les permis actuellement en vigueur. Et ainsi déclarer le territoire français libéré de la prospection de nouveaux gisements d'énergies fossiles.
Le motif est connu. On n'a pas cessé d'en parler en décembre dernier, lors de la COP21. Il est simple et s'exprime en quatre mots : Etat d'urgence climatique ! Pour conserver une chance raisonnable de rester sous la barre des 2°C – qui plus est pour 1,5°C – de réchauffement climatique maximum tel que mentionné par l'Accord de Paris, alors 80 % des réserves prouvées d'énergies fossiles doivent être gelées. Il n'y a donc aucune raison de continuer à prospecter de nouveaux gisements comme l'a récemment reconnu Ségolène Royal.
La réforme du code minier, prévue de longue date, présente une opportunité unique d'introduire le principe consistant à geler les réserves d'hydrocarbures en raison de l'urgence climatique. Ce serait une avancée historique que de reconnaître des limites à l'exploration, l'exploitation et la combustion des énergies fossiles. Une occasion également de faire basculer des centaines de millions de d'euros (en France – beaucoup plus à l'échelle mondiale) de l'industrie d'exploration et d'exploitation des énergies fossiles vers la transition.
Il est temps de changer de paradigme.

Il est urgent de sortir de l'âge des fossiles.
Cela commence par arrêter de chercher du gaz et du pétrole toujours plus profond.
Récemment, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a affirmé qu'au cas où « la collectivité nationale ne souhaitait pas d'exploration de gaz de schiste », Total n'en ferait pas.
C'est exactement cela : c'est à nous tou-te-s, citoyen-ne-s sincères en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, d'exprimer très clairement ce que nous voulons.
Ici comme ailleurs, les gaz et pétrole de schiste doivent rester dans le sol.

Rendez-vous est donné le 28 février prochain, à Barjac,
pour une manifestation nationale

* Auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, Seuil, coll. Anthropocène.

** https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/290116/en-recuperant-son-permis-total-rouvre-la-bataille-des-gaz-de-schiste

 

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vendredi 29 janvier 2016

Barjac le 28 février - appel à mobilisation

barjac 28 fevrier 2016

Nous, collectifs contre l'exploration et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche, mobilisés depuis octobre 2010 pour demander l'interdiction totale dans le monde de cette activité extractive, appelons à une large mobilisation de la population et des élus le dimanche 28 février 2016 à Barjac (Gard). Nous appelons à cette mobilisation citoyenne pour répondre au délibéré du tribunal administratif de Cergy Pontoise rendu le 28 janvier 2016 annulant l'abrogation du permis de Montélimar détenu par l'entreprise Total.

Ce permis vise, sans contestation possible, le gaz de schiste - et nécessitera, comme l'a écrit Total dans plusieurs documents de son dossier de demande, de nombreux puits de fracturation - or il n'existe aucune autre technique que la fracturation hydraulique pour l'explorer et l'exploiter.

L’abrogation a été prononcée au regard de la loi Jacob interdisant l'utilisation de la fracturation hydraulique, mais la société Total a modifié ses déclarations techniques après la parution de la loi, en précisant dans son rapport qu'elle n'utiliserait pas la fracturation hydraulique, seule technique actuellement apte (y compris selon Total) à explorer et exploiter les hydrocarbures de roche-mère.

La technique de fracturation hydraulique a des impacts désastreux : impacts environnementaux (pollution de l'air et des nappes phréatiques, séismes, pollutions sonores et visuelles), sanitaires (maladies de peau, maladies respiratoires et diverses formes de cancer pour les travailleurs et les personnes vivant à proximité des puits) ou sociaux s’agissant de l'économie et l'emploi sur les territoires. Impacts largement documentés dans la littérature scientifique.

L'exploration et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche a des effets très nocifs pour le climat en raison des nombreuses fuites de méthane générées à chaque étape de l'exploration et de l'exploitation. Le méthane est un gaz à effet de serre très important.

Le mardi 12 janvier 2016, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie Ségolène Royal déclarait à l'Assemblée Nationale "Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique".

Par ailleurs, les projets d'accords TAFTA et CETA, et plus généralement les politiques de libéralisation des échanges et de l’investissement, visent le commerce international, notamment transatlantique, des énergies fossiles. Ces règles, notamment par l'intermédiaire des dispostifs d'arbitrage investisseur-État, constituent des entraves manifestes à la possibilité d’une véritable transition énergétique permettant la relocalisation.

Forts des constats, nous, collectifs contre les pétrole et gaz de schiste et de couche, exigeons :

> que le permis de Montélimar ne soit pas remis en vigueur et soit définitivement abrogé.

> qu'il s'agisse des trois permis limitrophes (Bassin d'Alès, Plaine d'Alès et Navacelles) ou de la trentaine d'autres permis arrivés à échéance, aucune demande de renouvellement ou de prolongation exceptionnelle ne doit être accordée.

> que les 133 demandes de permis* en cours d'instruction sur le territoire français soient définitivement rejetées.

> que les positions prises par la ministre de l'écologie, de ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels ne soient pas qu'un simple effet d'annonce et soient mises en oeuvre immédiatement.

> que le gouvernement, sur proposition du Parlement, prépare une loi interdisant toute exploration exploitation d'hydrocarbures non conventionnels, ainsi qu'il s'y était engagé pendant la campagne électorale de 2012.

> que les accords de libre-échange TAFTA et CETA ne soient pas signés par nos gouvernants.

* Données du Ministère de décembre 2015

27 février 2011 Villeneuve-de-Berg - 28 février 2016 Barjac

NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE COUCHE

NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD'HUI NI DEMAIN

Contacts : Jacqueline Balvet 06 70 21 22 45 Paul Reynard 06 85 55 00 63

Collectifs signataires :

Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste

Collectifs Isérois STOP GHRM(38)

Collectif Touche pas à mon schiste (07)

collectif CAMIS'GAZ permis plaine d'Alès

Collectif Stop au Gaz de Schiste Anduze (30)

Collectif stopgds Roquedur-Le Vigan (30)

collectif Payzac 07)

Collectif Stop au gaz de schiste St Paul le Jeune (07)

Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d'esquit 47

Collectif SGDS de Chambonas 07

collectif Hautes Cévennes (30)

collectif Auzonnet Cèze et Ganière (30)

Association Cèze et Ganière (07)

Collectif Stop au Gaz de Schiste Aubenas(07)

Collectif Valgorge (07)

Collectif pays cigalois

Collectif Saint André de Cruzières (07)

Collectif Montélimar Drôme sud

Collectif orgnacois (07)

Collectif du Grand Valentinois (26)

Collectif Gignac, Aniane, Montpeyroux, Arboras (34)

Collectif montpellier littoral contre les gaz et huiles de schiste (34)

Collectif Stop gaz de schiste 69,

Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l’Ain,

Collectif non aux forages Haut Bugey,

Collectif biterrois non au gaz de schistes

Collectif stop GDHC d'alsace et de lorraine

Collectif houille-ouille-ouille 59/62

Collectif Non au Gaz et Huile de Schiste 47

Collectif Orb-Jaur non aux gaz de schiste (34)

Collectif de Barjac (30)

Collectif viganais contre les gaz et huile de schiste (30)

Collectif Causse Méjean - Gaz de schiste NON ! (48)

Collectif Florac (48)

Collectif GDS ceze-ard

Collectif Garrigue-Vaunage (30)

Collectifs 83 Non au gaz de schiste

Collectif ile de france Essonne 91

Collectif taupes enervées

Collectif gaz de schiste Vaucluse (84)

Collectif Nîmes anti-schiste

Collectif citoyen du Narbonnais non gaz et pétrole de schiste

Organisations signataires :

Association NOGANINA

La CEN

Parti de Gauche Ardèche

Convergence Citoyenne pour la Transition énergétique

Associations nationales :

Agir pour l'environnement

Aitec,

Amis de la Terre

Attac

Réseau Action Climat 350.org

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Permis de Montélimar : Total a gagné !

Total a gagné contre l'Etat. Le tribunal administratif de Cergy Pontoise a annulé la décision du gouvernement qui en 2011 avait abrogé son permis de recherche d'hydrocarbures de Montélimar. 

Un appel à manifester est lancé pour le 28 février à Barjac dans le Gard.

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mercredi 27 janvier 2016

Pourquoi les pétroles de schiste sont les nouveaux subprimes

C'est le Figaro qui le dit !

Résultat de recherche d'images pour "crack boursier"Alors qu'un minikrach frappe les principales places mondiales, Benjamin Masse-Stamberger analyse les risques d'explosion de la bulle liée aux prêts aux acteurs du pétrole de schiste aux Etats-Unis. Une situation qui rappelle celle qui a précédé la crise de 2008.

There will be blood! Voici la phrase qui revient en boucle, en ce moment, sur les marchés financiers. Pourquoi ? D'abord, parce que les acteurs financiers vivent depuis le début de l'année un krach rampant, avec des baisses de plus de 10 % des principales places mondiales.

Le Figaro > lire l'article complet

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