vendredi 27 mai 2016

Demande d'extension de la concession de Champotran - réunion publique au Plessis-Feu-Aussous (77)

Réunion publique

le 30 maiI 2016 à 20h
au Plessis-Feu-Aussous (77)
sous le préau attenant à la mairie

Cette réunion est organisée par le collectif de la Brie (collectif local) en collaboration avec le collectif Pays fertois. 

La concession fait l'objet d'une demande d'extension qui la ferait passer de 94 km² à 216 km².

Le but de cette réunion est de présenter les documents mis à disposition du public dans le cadre de l'enquête publique (du 9 mai au 9 juin), de leurs lacunes et de démontrer que le danger subsiste qu'il s'agisse ou non d'exploiter la roche-mère. Il est question de dizaines, voire de centaines de puits que Vermilion pourrait forer.

Isabelle Lévy participera à la réunion.

Avis d'enquête publique sur le site de la Mairie du Plessis Feu Aussous

Merci de faire circuler l'information autour de vous.


mardi 17 mai 2016

Extension de Champotran, une enquête publique ouverte jusqu'au 9 juin, quelques questions…

La préfecture de Seine et Marne a mis à disposition du public deux documents rédigés par Vermilion: une notice technique de 88 pages et une notice d’impact de 139 pages. http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Hydrocarbures-Geothermie-Gaz/Resumes-non-techniques/Hydrocarbures-Dossier-EP-Extension-de-la-concession-de-CHAMPOTRAN-Ste-VERMILION-REP

43 fois le mot “conventionnel” dans un seul document!

Dans la notice technique (88 pages) le mot conventionnel est présent 43 fois, réparti dans 20 pages différentes. Est-ce bien nécessaire? 

Quand on sait que le terme conventionnel n’a aucune signification technique, aucune signification juridique, n’est pas présent dans le code minier, ni dans la loi du 13 juillet 2011, à quoi bon saupoudrer abondamment la notice technique de ce qualificatif? 

A moins que le mot conventionnel ne possède des vertus appaisantes pour le lecteur de ces documents… 

Rappelons que conventionnel ne signifie rien de plus que “ce qui se fait aujourd’hui, ce qui relève de la convention”. Mais par définition, ce qui n’était pas conventionnel quelques années auparavant le devient à force d’être mis en place. La fracturation hydraulique est d’ailleurs devenue “conventionnelle” aux Etats-Unis* puisque en 2015, deux puits sur trois sont fracturés pour produire du gaz. Et pourtant en 2000, moins de 5% des puits producteurs de gaz étaient fracturés et l’équilibre entre puits fracturés et non fracturés n'a été atteint qu'en 2010. On comprend donc bien que même répété 43 fois, le sens du mot conventionnel est tout relatif!

 Fracturation hydraulique

On peut se demander aussi s’il était bien nécessaire à Vermilion d’indiquer dans la notice technique (page 29) “Pour cette demande d’extension, Vermilion n’aura donc pas recours à la fracturation hydraulique, conformément à la loi 2011-835 du 13 juillet 2011.”

C’est bien le minimum que de respecter la loi, non? Pourquoi l’écrire? Pour enfoncer quel clou, dans quels cerveaux? 
Et pourtant, à propos de fracturation hydraulique

Il est question, dans la notice technique (pages 37 et 54), des puits de La Torche.
On y apprend que ces puits de la Torche (situés sur le permis de Saint-Just-en-Brie) ont été à l’origine de la première demande d’extension de la concession de Champotran. Dans les années 2000, Champotran s’étendait sur 41 km2. En 2008, au vu de l’intérêt des puits de la Torche Vermilion a demandé une première extension de la concession de Champotran. Malheureusement/heureusement (?), l'Etat a mis quatre ans à répondre à cette première demande d'extension. Elle n’a été octroyée qu’en 2012, après le vote de la loi interdisant la fracturation hydraulique. Pourquoi rappeler ces faits? Parce que, pour les puits de la Torche, on a utilisé la fracturation hydraulique. On trouve mention de cette information dans les bulletins du BEPH, “le” bulletin officiel des forages d’hydrocarbures en France (BMI juin 2006, page 21; janvier 2007, page 16). Pas un mot bien évidemment dans la notice technique de Vermilion rédigée pour cette enquête publique. Et pourtant ce sont ces fracturations hydrauliques qui ont permis à ces puits d’être productifs. Vermilion pourrait en faire état: ces fracturations hydrauliques étaient « légales » puisqu’effectuées avant 2011, avant le vote de la loi. Et puis, comme nous l’a répété Vermilion récemment, oui, il y a eu fracturation hydraulique, mais ce n’était pas dans la Roche-Mère. Oui, et alors, ça change quoi? Dans le Dakota, les fracturations effectuées en 2005 n’étaient pas non plus dans la roche-mère. Les risques de la fracturation hydraulique ne sont pas liés à la roche-mère mais à la création de ces multiples micro-failles à jamais ouvertes qui permettront aux hydrocarbures de s’échapper de manière permanente, sans oublier le risque accidentel de pollution des nappes phréatiques au moment de la fracturation proprement-dite. Même sans ce type d’accident assez rare, les risques environnementaux sont nombreux. Ces hydrocarbures libérés, n’étant plus retenus soit par la roche-mère, soit dans leur (très petit) réservoir pourront rejoindre une faille naturelle et ainsi cheminer soit jusqu’aux nappes phréatiques soit s’échapper dans l’atmosphère. 

Cela ne se fera pas en un jour, certes, on ne va pas se retrouver avec des yeux de lapin albinos demain matin, on ne mourra pas empoisonné par une eau devenue non potable soudainement mais cette exploitation pétrolière participe de manière non négligeable à une pollution inéluctable et au réchauffement climatique. 

On sait aujourd’hui, qu’il faut laisser 80% des hydrocarbures dans le sol pour avoir un espoir de contenir le réchauffement climatique en dessous des 2 degrés qui semblent fatidiques pour l’équilibre global de la planète. 

Vermilion produit environ 0,5% de la consommation nationale française de pétrole dans le Bassin Parisien. 

Même si la capacité de production de Vermilion venait à doubler grâce à l’extension de Champotran, on arriverait à 1% de la consommation nationale (trois jours de consommation française). 

Est-ce que cette piètre quantité d’hydrocarbures a une quelconque valeur au regard des risques environnementaux et sanitaires encourrus? 

On peut sans doute imaginer des solutions liées à la sobriété énergétique qui permettrait de ne pas avoir besoin d’avoir recours à ces nouveaux forages en région parisienne, non loin de la nappe de Champigny, nappe qui participe grandement à la production d’eau potable des habitants de la région parisienne. 

Sur le site de la DRIEE** (direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie) on peut lire, à propos de la nappe de Champigny : “Le réservoir de la nappe du Champigny est de type calcaire dominant, fissuré, avec de nombreux phénomènes karstiques. La couche imperméable de marnes supra gypseuses et de marnes vertes qui l’isole sur les plateaux, disparaît dans les vallées et sur certains coteaux, lui conférant ainsi, en certaines zones, une vulnérabilité naturelle”

Agrandir la concession de Champotran, c’est forer de nouveaux puits. Combien? 

Produire du pétrole, c’est le coeur de métier de Vermilion, certes. Est-ce une raison suffisante pour vouloir accroitre son volume de production. Ce n’est pas en expliquant aux communes impactées qu’elles bénéficieront d’une partie de la redevance que Vermilion verse à l’Etat que cette entreprise arrivera à convaincre du bien-fondé de sa démarche! Il n’y a pas d’avenir pour les territoires dans les énergies fossiles. Même si à court terme cette exploitation fait rentrer un peu d’argent dans les caisses des communes, quel sera le prix à payer dans quelques années? Et qui le paiera? 

En effet, malgré ses 200 pages de documents pour “vendre” son projet d’extension, Vermilion reste bien siliencieux sur un point important: le nombre de nouveaux puits projetés pour les années à venir. L’objectif de Vermilion est de forer de nouveaux puits. C’est évident. Il est question de quatre plateformes nouvelles dans un premier temps. A raison d’une petite dizaine de puits par plateforme on comprend déjà qu’il est question de plusieurs dizaines de puits dans les années à venir. Mais combien seront-ils? Certes on peut comprendre que “ça dépend”. Oui, ça dépend du prix du baril, ça dépend de la rentabilité des premiers puits qui seront sans doute aux emplacements estimés les plus fructueux, ça dépend de la politique énergétique du futur gouvernement en 2017, ça dépend… 

On sait que pour forer ces nouveaux puits il faudra que l’entreprise demande une autorisation au Préfet, on sait aussi qu’une autre enquête publique aura lieu. Cela ne répond toutefois pas à la question « combien de nouveaux puits? » 

Pourquoi se poser cette question? Tout simplement parce que le nombre de puits risque d’être très important:  

  • quand on sait (c’est Vermilion qui l’écrit) qu’il y a déjà 36 puits producteurs et 11 puits injecteurs sur la surface de l’actuelle concession (94 km2);
  • quand on sait que la demande d’extension porte sur 122 km2, ce qui revient à dire que la future concession (étendue) de Champotran aurait une surface de 216 km2 (soit plus du double de la surface initiale).
  • quand on sait que la préfecture de Seine-et-Marne a donné à Vermilion, en septembre 2015, l’autorisation de forer 30 nouveaux puits sur l’actuelle concession (pas encore étendue). 

Les habitants de la région sont en droit de se demander combien de nouveaux puits seront forés. 30, 50, 100 ou plus encore… Et ce n'est pas la perspective d’une nouvelle enquête publique qui apporte la réponse attendue.  

Pourquoi avoir dépensé plus de 6 millions d’euros en 2014 pour une campagne de sismique 3D? Il faudra bien que cette dépense soit rentabilisée…

On pourrait être rassuré par la notice d’impact. En effet on peut y lire que tous les risques sont entièrement gérés par Vermilion. 

La nappe de Champigny, l'impact brut potentiel et l'impact résiduel

Concernant la ressource eau souterraine, on y apprend (page 114) que bien que l’impact brut potentiel soit jugé fort (c’est la formule utilisée  par Vermilion pour les risques de pollution de la nappe de Champigny), il n’est pas nécessaire de nous inquiéter puisque compte-tenu “des mesures [qui seront prises] pour éviter/réduire les incidences, l’impact résiduel est donc jugé très faible à négligeable”. 

Elle est pas belle la vie? Il suffit d’écrire qu’on va éviter les incidences et on passe de dangereux à négligeable… Il suffisait d’y penser, Vermilion l’a fait…

Pour ceux que ça tente, les pages 134, 135 et 136 de la notice d’impact proposent un tableau, résumant tous les risques liés à la présence de cette exploitation pétrolière. 

On y voit deux colonnes colorées. La première évalue les impacts bruts (autrement dit, les risques réels), la seconde évalue les impacts résiduels (une fois les mesures prévues appliquées). Bien évidemment les impacts résiduels sont soit nuls, soit faibles soit négligeables. C’est sûr quand on prévoit soit-même le risque, on peut y remédier, cela ressemble presque à un jeu du genre “on dirait que je serais une fée et que j'aurai une baguette magique”… Mais que se passerait-il si un dérèglement climatique provoquait des pluies extrêmement fortes comme on en connaît depuis quelques années? “Ah, ça on ne l’envisage pas, la notice d’impact n’a pas à se soucier de ce genre de situation accidentelle.” C’est sûr, les accidents c’est plus difficile à faire rentrer dans la case impact résiduel. La vraie question est donc bien celle du nombre de puits prévus. En effet, si Vermilion pouvait exploiter les hydrocarbures de Champotran à partir d’un seul puits, le risque serait peut-être faible ou négligeable. Compte-tenu du nombre de puits déjà forés sur 94 km2 on peut sans trop se tromper estimer que les projets de Vermilion se chiffre en plusieurs dizaines de nouveaux puits pour les années à venir. Les risques non envisageables sont alors multipliés par autant de nouveaux puits… 

200 pages de documents et quelques manques…

Dans aucun des deux gros documents, on ne trouve une carte des failles géologiques
On ne peut que le regretter: on pourrait, en superposant cette carte avec l’emplacement des plateformes et des puits déjà réalisés avoir une idée des risques potentiels. Cette carte n’étant pas proposée, on ne risque rien… 

Enfin, on apprend dans la notice technique, page 74, que le dépôt de Vaudoy-en-Brie (lieu de traitement et de stockage de la production de Champotran) est maintenant considéré comme site « Seveso seuil haut » depuis le mois de juin 2015. On peut s’étonner que la salle de contrôle du système de gestion à distance des puits soit située… au dépôt de Vaudoy. On aurait pu penser que le système de télétransmission permettant d’arrêter un ou plusieurs puits ne se trouve pas au coeur de la zone à risques… Mais là encore, on laisse à Vermilion le plaisir de nous expliquer que le risque résiduel est négligeable compte-tenu des mesures prises…

L'enquête publique se termine le 9 juin

Le commissaire enquêteur, M. Bernard Lucas peut-être rencontré dans les mairies de La Croix-en-Brie, Amillis, Rampillon, Maison-Rouge, Vieux-Champagne ou Pécy. Pour connaître le calendrier exact, le document à télécharger: http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/20732/166370/file/Avis%20EP%20du%209-5%20au%209-6-16%20Ext.%20Champotran.pdf  

Il est possible aussi d'adresser une correspondance à l'attention de M. Bernard Lucas, commissaire-enquêteur à la mairie de La-Croix-en-Brie (44 rue des Templiers - 77370). Cette correspondance sera annexée au registre et tenue à la disposition du public.

La durée de l'enquête publique ne correspond pas forcément au rythme de réunion de certains conseils municipaux. Malheureusement, tout avis reçu au delà du 9 juin ne sera pas pris en compte par le commissaire-enquêteur.

Tout citoyen a le droit de s'exprimer dans une enquête publique, tout élu aussi! 

 

http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-05-06/two-thirds-of-u-s-gas-supply-now-comes-from-fracking-chart 

** le site de la DRIEE: http://diren-idf-eaux-souterraines.brgm.fr/Nappe_Champigny.htm

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mardi 19 avril 2016

Vermilion souhaite étendre la concession de Champotran

extension_champotran_2016b4

Vermilion aimerait agrandir la concession de Champotran. Sa surface actuelle est d'environ 90 km2. Après extension, si celle-ci est octroyée, serait un peu supérieure à 200 km2. 

Une enquête publique aura lieu du 9 mai au 9 juin.

Le calendrier des présences du commissaire enquêteur est visible sur le site de la préfecture de Seine-&-Marne

La demande d'extension impacte les communes suivantes: Amillis, Beautheil, La Chapelle-Saint-Sulpice, Chateaubleau, Chevru, La Croix-En-Brie, Cucharmoy, Dagny, Gastins,  Gurcy-Le-Chatel, Jouy-Le-Chatel, Lizines, Maison-Rouge, Meigneux, Pecy, Le Plessis-Feu-Aussoux, Rampillon, Saint-Just-En-Brie, Saints,  Sognolles-En-Montois, Touquin, Vanville, Vaudoy-En-Brie, Vieux-Champagne, Villeneuve-Les-Bordes, Voinsles

Les documents mis à disposition du public dans le cadre de l'enquête publique sont téléchargeables dès maintenant.

Très bonne lecture. La suite dans quelques jours… 

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vendredi 19 février 2016

“Aucun intérêt à conserver le permis de Château-Thierry”

Qui a fait cette déclaration? Le collectif du pays Fertois? non ! Le collectif Carmen? non ! Un(e) militant(e) anti gaz et pétrole de schiste? Que nenni! Alors qui? Jean-Pascal Simard – directeur des relations publiques pour l'Europe de Vermilion Energy

Et oui, dans le Pays Briard J.P. Simard déclare: “il n’y a aucun potentiel de pétrole conventionnel sur ce permis” et aussi “Il n’y a jamais eu de production de pétrole à Jouarre, ce n’était qu’un puits d’exploration qui permettait de connaître le sous-sol. Nous savons maintenant qu’il n’y a aucun intérêt à conserver ce permis de Château-Thierry que nous avions racheté à Hess Oil en 2015. Donc, nous allons nous désengager progressivement, aussi bien à Jouarre qu’à Doue. Nous allons reboucher le puits avant de remettre de la terre végétale et de retourner le terrain au propriétaire agricole qui en est propriétaire ». Le rédacteur de l'article ajoute que ce n’est qu’à partir de ce moment que Vermilion pourra céder ce permis à l’État, d’ici la fin de l’année selon les prévisions.

Deux informations importantes dans ce papier:
• J.-P. Simard ne dit rien sur la présence ou non de pétrole de schiste à l'aplomb du forage de Jouarre.
Il dit qu'il n'y a aucun potentiel de pétrole conventionnel. Franchement, était-il nécessaire d'installer une foreuse en 2013 pour en arriver à cette conclusion? En 1990, le forage de Glairet (à quelques centaines de mètres de la plateforme de La Petite Brosse) avait déjà permis d'obtenir les mêmes informations. Cela ne fait que confirmer que l'objectif initial de ce permis et de ce forage était bel et bien le pétrole de schiste. Entre temps, la loi Jacob était passée par là… 

• Vermilion est-elle prête à renoncer réellement au permis de Château-Thierry? La prolongation en a pourtant été demandée en avril 2014. Si Vermilion y renonce définitivement cela pourrait signifier que les carottes n'ont pas permis d'espérer une rentabilité possible du Lias. Si le carottage effectué en 2013 avait confirmé la présence interessante de pétrole de schiste, Vermilion aurait tout intérêt à conserver le permis de Château-Thierry. En effet, si la fracturation redevenait légale en France, le permis pourrait être valorisé soit directement soit en le revendant. A moins que la baisse du prix du baril soit tout à fait dissuasif… 

 

 

Jouarre Vermilion n'en a pas fini avec la Seine-et-Marne !

19/02/2016 à 10:01 par Pierre Choisnet La nouvelle avait surpris et laissé place à quelques spéculations ! Fin janvier, les Seine-et-marnais qui fréquentent quotidiennement les environs de Jouarre constataient que le pétrolier canadien Vermilion était en train de reboucher son puits de forage à la concession de "La Petite Brosse", située sur le permis de Château-Thierry.

http://www.lepaysbriard.fr


http://www.lepaysbriard.fr/vermilion-n-en-a-pas-fini-avec-la-seine-et-marne-23391/

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jeudi 18 février 2016

le 28 février, manifestation à Barjac

Total a récupéré par voies de justice le permis de Montélimar.

Le 28 février une manifestation est organisée à Barjac.

Attac vient de mettre en ligne une vidéo détournant une publicité du groupe Total. 

 

Si vous souhaitez la voir directement dans YouTuble: https://www.youtube.com/watch?v=nJrBY7D-zMw

 

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lundi 15 février 2016

Luc Chatel :"LR devrait être le parti du gaz de schiste, des OGM et des biotechs"

Fraichement élu nouveau président du Conseil national des Républicains, Luc Chatel a tenu dimanche matin un discours très volontariste. « Notre parti doit être le parti du risque, de l’innovation » a plaidé l’ancien DRH d’une branche de L’Oréal. Concrètement, comment se traduit l’amour du risque selon Luc Chatel ? « Les Républicains doivent être le parti du principe d’innovation plus que du principe de précaution, le parti du gaz de schiste, le parti des OGM, le parti des biotechs »

Public Sénat > lire l'article complet

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lundi 8 février 2016

un quiz… sur le climat

Très bonne lecture!

Plein de questions et des réponses argumentées. 

 

 

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dimanche 7 février 2016

Gaz de schiste : l'Américain Schuepbach n'a droit à aucune indemnisation

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise examinait, ce vendredi 5 février, le recours indemnitaire de l'entreprise américaine pour les permis de recherche en Ardèche et dans l'Aveyron.

Requête rejetée. Le pétrolier texan réclame, dans ce dossier, 117 millions d'euros. Un préjudice qu'il avait même estimé, dans un premier temps, à un milliard. L'histoire commence en 2010. Le gouvernement de l'époque délivre à Schuepbach des permis d'exploration en Ardèche et dans l'Aveyron. Un an plus tard, permis abrogés. La France interdit en effet l'utilisation de la fracturation hydraulique, la seule technique connue et très polluante pour rechercher du gaz de schiste. 

L'entreprise américaine contre-attaque, pose une question prioritaire de constitutionnalité contre cette loi. Mais le Conseil constitutionnel valide l'interdiction de la fracturation. Première défaite. Schuepbach ne désarme pas et dépose un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour obtenir la restitution de ses permis. Fin décembre deuxième défaite. La juridiction lui donne tort.

Le groupe américain demande alors des dommages et intérêts. Il se dirige probablement vers un nouvel échec. Le rapporteur public considère que la responsabilité de l’État n'est ici pas engagée puisque l'abrogation du permis de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) notamment a été jugée légale. La décision sera rendue dans le courant du mois de mars.

France Bleu > lire l'article complet

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samedi 30 janvier 2016

La stratégie des petits cailloux dans la chaussure fonctionne : la preuve par Jouarre !

Les petits cailloux dans la chaussure? Mais si, vous connaissez ! Quand on doit se défendre contre des géants, cela ne sert pas à grand chose d’essayer de se battre avec leurs armes. 

Quand nous avons commencé à nous battre contre les pétroliers il était évident que nous n’avions pas les mêmes moyens. Les géants du pétrole ont de l’argent, de l’entregent, ils sont proches du pouvoir, ils ont des avocats, des lobbyistes, etc. 

Alors comment se battre contre eux quand on n’a rien de tout ça? En mettant des cailloux dans leurs chaussures. Parce que tous géants qu’ils soient, quand ils ont des cailloux dans leurs chaussures, ils doivent ralentir, voire s’arrêter pour retirer les cailloux de leurs chaussures, avant, certes, de repartir. Mais comme le temps c’est de l’argent, en leur faisant perdre du temps, on leur fait perdre de l’argent…

Bon, alors le rapport entre les cailloux, les géants, leurs chaussures et Jouarre? On y vient!

Début 2011 Toreador (détenteur du permis de Château-Thierry) prévoit de forer et de fracturer. Les mobilisations citoyennes ont déjà commencé et NKM (la ministre de l’écologie de N.Sarkozy) demande à Toreador et à Vermilion de modérer leurs ardeurs en matière de fracturation hydraulique. Les géants acceptent, ne pouvant pas faire autrement. Premier caillou dans la chaussure. Première perte de temps. 

La mesure d’apaisement proposée par NKM est loin d'être suffisante et en juillet 2011, la loi Jacob est votée. Deuxième caillou. La loi Jacob, en interdisant la fracturation hydraulique, sans interdire l’exploration de la roche-mère, a sérieusement ralenti les projets des pétroliers. Mais, on le sait, ils n’ont pas renoncé pour autant!

Quelques mois plus tard Delphine Batho, devenue ministre de l’écologie, complète la loi Jacob par une circulaire interdisant les forages horizontaux en cas de suspicion d’intérêt pour la roche-mère. Encore un caillou dans la chaussure. Cette circulaire sera évoquée par la préfète de Seine-et-Marne lorsqu’elle interdira tout forage horizontal pour le puits de Jouarre en 2013. 

Hess Oil France qui avait prévu une très grosse foreuse capable de forer horizontalement n’a pas été en mesure de rentabiliser les frais engagés. Encore un caillou!

Par ailleurs Hess Oil qui avait dépensé pas mal d’argent pour racheter le permis de Château-Thierry à Toreador n’a pas obtenu l’autorisation d’en être officiellement le détenteur. C’est le résultat de toute la bataille menée autour de ce qu’on a appelé l’affaire des « mutations ». Philippe Martin (ministre de l’écologie qui avait remplacé Delphine Batho) a du refuser de signer ces « mutations ». Et Hess Oil n’a pas pu devenir le détenteur officiel du permis de Château-Thierry. Encore un caillou dans la chaussure de Hess. Et pas un petit caillou, un gros, un très gros qui finira même par l’assommer définitivement! La branche française de Hess Oil a disparu. L’entreprise n’existe plus parce que les financiers vautours à la tête de l’entreprise américaine n’avaient pas du tout envie de continuer à perdre du temps et de l’argent dans ce pays où ils ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient. 

Auparavant nous avions vu disparaître l’entreprise Toreador et quelques mois plus tard Zaza Energy France qui avait racheté Toreador! 

• Et pendant ce temps là, le prix du baril a plongé, il ne vaut presque plus rien (moins de 30$). La production d’un baril de pétrole de schiste coûte au minimum 60$.

• Pendant ce temps là, la Chine, gavée depuis des années, n’en peut plus et n’a plus besoin de tous les hydrocarbures qu’on lui propose. 

• Pendant ce temps là, la Cop 21 a eu lieu. On sait maintenant qu’il faut laisser 80% des hydrocarbures dans le sol pour avoir une (petite) chance de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°. 

Les petits cailloux ne sont évidemment pas responsables de la politique de l’Opep, de la chute du prix du baril, de l’impossible course à l’échalote vers une croissance sans limite de la Chine, du retour de l’Iran sur le marché des hydrocarbures, etc. Mais les petits cailloux nous ont permis de gagner du temps et d’arriver à une période favorable pour que la valeur des ressources attendues par les pétroliers dans le sous-sol de Jouarre ne soit plus d’actualité. Du strict point de vue de la rentabilité, l’exploitation du pétrole de schiste est une absurdité.  

Les petits cailloux nous ont fait perdre le temps dont nous avions besoin. 

Et cette semaine, Vermilion, détenteur officiel du permis de Château-Thierry, rebouche définitivement le puits de Jouarre. 

La plateforme sera revégétalisée dans quelques mois. 

La stratégie des petits cailloux dans la chaussure fonctionne: la preuve par Jouarre… 

Mais ce n’est pas une raison pour nous endormir, il y a d’autres chaussures en marche.  Il va falloir encore y mettre des petits cailloux!

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En récupérant son permis, Total rouvre la bataille des gaz de schiste !

Maxime Combes* (économiste et membre d'Attac France) publie sur son blog** le texte suivant.

Total vient de gagner contre l'Etat : le tribunal administratif annule la décision qui abrogeait le permis de recherche de Montélimar. Nouvelle preuve des failles de la loi votée en juillet 2011. Les opposants appellent déjà à manifester le 28 février à Barjac (Gard). Explications.
Durant l'hiver et le printemps 2011, une mobilisation citoyenne massive a obligé le gouvernement et le parlement, majoritairement à droite, à voter en urgence une loi d'interdiction d'utilisation de la fracturation hydraulique. Bien que ce soit la seule technique utilisée pour explorer et exploiter le gaz et le pétrole de schiste, l'article 2 de cette loi du 13 juillet 2011 laisse entendre que des techniques alternatives existent. Tandis que l'article 3 oblige les détenteurs de permis de recherche d'hydrocarbures à dire à l'administration s'ils comptent utiliser la fracturation hydraulique.
La loi du 13 juillet 2011 encourage donc les industriels à masquer leurs véritables intentions : puisque la loi reconnaît la possible existence de techniques alternatives, un détenteur de permis a tout intérêt à dire qu'il va utiliser une technique alternative et qu'il renonce à la fracturation hydraulique. A minima pour gagner du temps. Toutes les entreprises concernées, hormis une (Schuepbach pour les permis de Nant et de Villeneuve de Berg), ont d'ailleurs fait ce choix. Le plus souvent en contradiction avec les documents qu'elles avaient remis aux autorités pour obtenir le dit permis.

Aucune alternative
C'est le cas de Total pour le permis de Montélimar (4327 km2 qui s'étend du Sud de Valence à la région de Montpellier). Suite au vote de la loi, l'entreprise reconnaît vouloir utiliser les « techniques de stimulation » « qui seront disponibles », mais elle affirme qu'elle n'utilisera pas la fracturation hydraulique. A ce jour, aucune autre technique de stimulation n'est disponible : Christophe de Margerie lui-même expliquait au Monde en janvier 2013 que Total abandonnait la piste alternative sur laquelle l'entreprise travaillait, tandis que les entreprises qui se vantaient d'avoir mis au point des méthodes alternatives n'ont jamais réussi à convaincre. Pire, certaines ont fait faillite et/ou ont été condamnées pour escroquerie aux Etats-Unis.
Plus de dix ans après le début de la production industrielle de gaz et pétrole de schiste, la seule technique utilisée est donc la fracturation hydraulique. Au regard de la loi française, l'exploitation de gaz de schiste sur le permis de Montélimar est donc impossible. Pourtant, Total a cherché à conserver coûte que coûte son permis, sans masquer ses ambitions : le nom de la filiale de Total détentrice du permis est Total Shale Europe (shale veut dire schiste en anglais). On ne peut pas être plus clair.

NKM a outrepassé ses compétences
A l'automne 2011, le gouvernement de François Fillon décide d'annuler les permis de Schuepbach, mais aussi le permis de Total. A juste titre pour Schuepbach : le 22 décembre 2015, son recours a été rejeté puisque l'entreprise n'avait pas exclu l'utilisation de la fracturation hydraulique. Le tribunal administratif vient par contre « d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du ministre de l’écologie » concernant Total. En 2011, pour étayer sa décision, le ministère avait considéré que Total n'était pas suffisamment précise sur les techniques alternatives qu'elle comptait utiliser. C'est juste. Mais ce motif n'est pas prévu par la loi.
Pour le tribunal, « l’autorité administrative a exigé des précisions qui n’étaient pas prévues par l’article 3 ». « En se fondant sur un motif étranger à ceux prévus par la loi du 13 juillet 2011, les auteurs de la décision ont commis une erreur de droit » précise le tribunal et « la décision [d'annulation du permis] est entachée d’un détournement de procédure ». En annulant le permis de Montélimar, la ministre Nathalie Kosciusko Morizet a donc outrepassé le droit : la loi ne lui donne aucune compétence pour statuer de la sincérité de l'entreprise ou de la réalité des techniques alternatives.

Une loi défaillante
La décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise révèle au grand jour ce que les opposants aux hydrocarbures de schiste ont toujours dit : la loi du 13 juillet 2011 n'a pas interdit l'exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures de schiste. « La loi n’interdit que la technique de la fracturation hydraulique » comme le précise le jugement du tribunal administratif. Une faille qui a toujours été vivement critiquée par les opposants aux hydrocarbures de schiste et qui avait poussé les élus socialistes à ne pas prendre part au vote en 2011 : ils s'étaient engagés à compléter la loi dès qu'ils seraient au pouvoir.
Jusqu'à ces derniers jours, rien n'avait été proposé en ce sens, pas plus du côté socialiste, que du côté des parlementaires EELV ou du Front de gauche. Ce n'est désormais plus le cas : Sabine Buis, députée PS de l'Ardèche, vient de déposer à l'Assemblée nationale une proposition de loi relative au dialogue environnemental qui propose dans son article 9 d'inscrire dans le code minier le principe de « l'interdiction de toute exploration et exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels ». Et ce, « quelle que soit la technique d'extraction utilisée ».

Geler les réserves de pétrole et de gaz
Interdire l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère sur le territoire national – y compris dans les zones maritimes et outre-marines du pays – serait un bon début. Mais il faut aller plus loin. Le gouvernement devrait en profiter pour demander aux préfets d'arrêter d'instruire les 133 demandes de permis actuellement à l'étude – données du ministère en décembre 2015. Il pourrait également annuler les permis actuellement en vigueur. Et ainsi déclarer le territoire français libéré de la prospection de nouveaux gisements d'énergies fossiles.
Le motif est connu. On n'a pas cessé d'en parler en décembre dernier, lors de la COP21. Il est simple et s'exprime en quatre mots : Etat d'urgence climatique ! Pour conserver une chance raisonnable de rester sous la barre des 2°C – qui plus est pour 1,5°C – de réchauffement climatique maximum tel que mentionné par l'Accord de Paris, alors 80 % des réserves prouvées d'énergies fossiles doivent être gelées. Il n'y a donc aucune raison de continuer à prospecter de nouveaux gisements comme l'a récemment reconnu Ségolène Royal.
La réforme du code minier, prévue de longue date, présente une opportunité unique d'introduire le principe consistant à geler les réserves d'hydrocarbures en raison de l'urgence climatique. Ce serait une avancée historique que de reconnaître des limites à l'exploration, l'exploitation et la combustion des énergies fossiles. Une occasion également de faire basculer des centaines de millions de d'euros (en France – beaucoup plus à l'échelle mondiale) de l'industrie d'exploration et d'exploitation des énergies fossiles vers la transition.
Il est temps de changer de paradigme.

Il est urgent de sortir de l'âge des fossiles.
Cela commence par arrêter de chercher du gaz et du pétrole toujours plus profond.
Récemment, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a affirmé qu'au cas où « la collectivité nationale ne souhaitait pas d'exploration de gaz de schiste », Total n'en ferait pas.
C'est exactement cela : c'est à nous tou-te-s, citoyen-ne-s sincères en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, d'exprimer très clairement ce que nous voulons.
Ici comme ailleurs, les gaz et pétrole de schiste doivent rester dans le sol.

Rendez-vous est donné le 28 février prochain, à Barjac,
pour une manifestation nationale

* Auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, Seuil, coll. Anthropocène.

** https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/290116/en-recuperant-son-permis-total-rouvre-la-bataille-des-gaz-de-schiste

 

Posté par isa_jouarre77 à 00:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]