jeudi 21 janvier 2016

Aux actes, citoyenne Royal !

Madame la Ministre, vous souhaitez, c’est évident laisser une trace dans l’Histoire. 

Votre déclaration du 12 janvier aurait du vous propulser sur le devant de toutes les scènes médiatiques. 

En effet, vous auriez pu être LA ministre « 100% cop 21 compatible », celle qui va jusqu'à mettre en application les mots d’ordre de la société civile, à savoir « laisser les hydrocarbures dans le sol ». De plus la loi sur la biodiversité est en débat actuellement au Parlement. 

Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels ? Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique

Telle est l’annonce que vous avez faite le 12 janvier dernier. 

On aurait pu imaginer qu’elle soit reprise par TOUS les journaux le lendemain matin. Que vous soyez interrogée sur ce thème encore et encore. 

Vos propos auraient du éclater comme un coup de tonnerre. 

Hélas, on ne peut pas dire que le résultat soit à la hauteur de votre ambition.

Le problème c’est que des annonces, vous en avez fait beaucoup, Madame la Ministre. 

Et vous connaissez l’histoire de Pierre et le Loup, quand il s’agit d’une “vraie annonce”, on n’y croit plus trop. C’est dommage, c’est injuste! 

 

Alors Madame la Ministre, passez aux actes ! 

Vous le savez, “les paroles s’envolent, seuls les écrits restent”…

Rédigez une circulaire et demandez à tous les préfets de cesser d’instruire les demandes de nouveaux permis exclusif de recherche d’hydrocarbures. 

Demandez à vos services de ne plus valider des dossiers que vous savez être plus ou moins fallacieux

Vous avez signé, il y a quelques semaines, le permis d’Esthéria en insistant sur le fait qu’il s’agissait d’hydrocarbures conventionnels. 

Mais oublions tout cela puisque vous allez bien évidemment refuser les autorisations de forage, n’est-ce pas Madame la Ministre? 

La cohérence est une valeur fondamentale, vous êtes d’accord? 

Assurez-vous que le Préfet en charge du permis « Bleue Lorraine » rejette les demandes d’autorisation de forages à Zimming, compte-tenu de l’avis réservé du commissaire-enquêteur… 

 

Encore un dernier point: 

Qu’allez-vous faire de toutes les demandes de renouvellement auxquelles pour l’instant vous n’avez pas donné suite? 

Vous connaissez le Code Minier. Un silence gardé pendant plus de 15 mois vaut refus implicite. 

Vous avez donc toutes les bonnes raisons de faire du classement vertical pour toutes les demandes de renouvellement de permis en souffrance. 

Vous aurez ainsi gagné votre place dans les registres de la grande Histoire. 

On racontera dans un siècle qu’une ministre de la République Française a renoncé aux hydrocarbures. 

Vous ne pouvez pas passer à côté de cette opportunité. 

Et si le TA de Cergy prenait la décision d’annuler l’abrogation du permis de Montélimar, vous traiterez ce permis comme les autres. 

Puisqu'il est arrivé à échéance, vous n’allez pas le renouveller, comme les autres permis en attente de votre signature. “Il faut réduire la part des énergies fossiles…”, c’est ce que vous avez dit…

Et puis, soyons fous, rêvons encore un peu plus fort: pourquoi ne pas installer cette politique, concernant les hydrocarbures, dans le nouveau Code Minier, celui qui est en refonte depuis plusieurs années? 

Après les déclarations, des actes, Madame la Ministre et là vous rentrerez définitivement dans l’Histoire! 

Le 28 février à Barjac, nous serons là pour vous soutenir Madame la Ministre ! 


mercredi 13 janvier 2016

La France n'accordera plus de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels

Toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles, a déclaré mardi soir lors d'un débat parlementaire la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal.

Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030. 

C'est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, a déclaré Mme Royal, interrogée à l'Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein.

Selon des données publiées sur le site du ministère, la France comptait 54 permis de recherches actifs au 1er juillet 2015, et quelque 130 demandes de permis de recherches. 

Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels' Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique, a expliqué la ministre. 

Les activités d'exploration pétrolière ne sont autorisées que dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures conventionnels, a-t-elle rappelé, tandis que la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, est interdite en France. 

(©AFP / 12 janvier 2016 23h29) 

Cette décision aura t-elle une incidence sur les renouvellements de permis déjà octroyés ?

lundi 11 janvier 2016

Permis de Montélimar : le recours de Total

Depuis vendredi le recours de Total contre l'abrogation du permis de Montélimar fait couler beaucoup d'encre dématérialisée. 
On pourrait se réjouir de voir que la question des hydrocarbures non-conventionnels revienne sur le devant de la scène. 
On pourrait imaginer que ces articles vont contribuer à une meilleure prise de conscience. 
On pourrait souhaiter que ces articles nous aident dans notre mobilisation. 
Malheureusement, on est loin, très loin du compte. 
La plupart de ces papiers sont à des titres divers, truffés d’erreurs factuelles, conceptuelles, historiques ou politiques. 
Alors, revenons sur ce qui s’est passé pour essayer d’y voir clair et surtout pour mettre en évidence quelques pistes pour les semaines et les mois à venir. 
Commençons par résumer la situation
1. Juillet 2011: la loi interdisant la fracturation hydraulique est votée par le parlement.
Cette loi comporte 4 articles (pas un de plus). 
L'article 1 interdit l'usage de la fracturation hydraulique, 
L'article 2 prévoit ”une commission chargée d’évaluer les risques environnementaux liées aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives”. 
---[Donc la loi prévoit qu’il peut y avoir des techniques alternatives. Bien évidemment il s’agit d’un fantasme de parlementaires qui disent non pour plaire à la populace et qui disentt oui pour plaire aux lobbies pétroliers]---
L'article 3 prévoit que les détenteurs de permis ont deux mois pour indiquer la méthode qu'ils mettront en oeuvre dans le cadre du permis dont ils sont détenteurs. 
Le troisième alinéa de cet article précise, pour ceux qui n'auraient pas compris le message, que si le recours à la fracturation hydraulique est prévu, le permis sera abrogé. 
---[Il faudrait être tout à fait stupide pour ne pas s’engouffrer dans la brêche des techniques alternatives pour conserver un permis préalablement acquis]---
L'article 4 remet une couche sur les expérimentations. 
2. Septembre 2011. Tous les détenteurs de permis déjà octroyés envoient un rapport au ministère. Tous, sauf un [Schuepbach], écrivent qu'ils ne feront pas usage de la fracturation hydraulique. Il suffit de lire l’article 2 et l’article 3 pour savoir comment conserver son permis même si pendant des mois chacun avait bien évidemment dit haut et fort que ce qui l’interessait sur le territoire en question c’était soit le gaz soit le pétrole de schiste.  
3. Octobre 2011. Sarkozy prévoit un voyage dans le Gard. NKM abroge TROIS permis. 
Les deux permis détenus par Schuepbach: normal. 
Dans son rapport il revendiquait l'utilisation de la Fracturation Hydraulique.
Et le permis de Montélimar détenu par Total. Total s'insurge et décide de demander l'annulation de l'abrogation. 
En effet, Total a fait comme les autres. Il a envoyé un rapport au ministère, rapport qui dit que “c’est oublié, la fracturation hydraulique, pas question, on va chercher du conventionnel”. 
---[Bien sûr que c'est un discours faux-cul, bien sûr que ce n'est pas vrai]---
Mais ce n'est pas différent de ce qu'a écrit Toreador pour tous les permis du bassin parisien. 
Il ne faut pas oublier qu’avant le vote de la loi il y a eu d’abord un moratoire, un truc pour « calmer le jeu ». NKM réunit les pétroliers qui ont prévu à très court terme d’effectuer des fracturations hydrauliques et leur demande d’attendre un peu avant de s’y remettre. C’est comme ça que les travaux du permis de Chateau-Thierry avaient été mis en sommeil en février 2011. Aucune ambiguité sur ce permis, les détenteurs du permis ne sont interessés que par le pétrole de schiste. Et alors, le rapport de Toreador, comme celui de Total dit "non, non, non, c'est promis on n'utilisera pas la fracturation hydraulique". L'article 3 de la loi Jacob est respecté. "Très bien monsieur Toreador, vous pouvez garder vos permis". On comprend pourquoi Total n'était pas content. Mais tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir une visite présidentielle qui avait besoin d’un petit coup d’éclat médiatique.
4. on passe sur les épisodes QPC-Schuepbach qui n'apportent pas d'éclaircissement à l'affaire qui nous concerne.
5. un rapport est publié cet été par la Documentation Française
Son titre: « Délais d’instruction des demandes de permis exclusifs de recherche et de concessions d’hydrocarbures »
Ses auteurs: Rémi STEINER (ingénieur général des mines), Pascal CLÉMENT (idem) et Philippe GUIGNARD (ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forets). 
Pas des rigolos, pas des militants. Juste des hauts fonctionnaires qui essaient de trouver une solution à l’impasse concernant les dizaines de permis de recherche gelés dans les tiroirs du ministère depuis 2011.
Dans ce rapport on peut y lire des choses passionnantes ! 
Ainsi, page 8 on peut lire:
“La loi du 13 juillet 2011 a interdit la technique de la fracturation hydraulique sans explicitement interdire l’exploitation d’hydrocarbures de roche-mère. Dans le silence de la loi, l’administration n’a pas rejeté les demandes de permis de recherche d’hydrocarbures de roche-mère : ces demandes, corrigées mais jamais refusées ni acceptées, constituent encore, quatre ans plus tard, au moins le quart des demandes de permis en attente de décision.”
Page 19 on peut lire: “La procédure de l’article 3 de la loi du 13 juillet 2011 n’a conduit en définitive qu’à l’abrogation de trois permis, le 12 octobre 2011 : les permis de Nant et de Villeneuve de Berg, ainsi que le permis de Montélimar. Dans les trois cas, des jugements de première instance devraient être prochainement rendus sur les demandes déposées par les opérateurs d’annulation de ces décisions d’abrogation, ainsi que sur leurs demandes d’indemnisation.
Dans le cas particulier du permis Montélimar, l’opérateur avait déclaré exclure les forages suivis de fracturation hydraulique, mais n’avait pas explicité les techniques alternatives à la fracturation hydraulique qu’il comptait mettre en œuvre pour explorer le potentiel de la zone en gaz de schiste. L’administration a dans ces conditions procédé à l’abrogation du permis. La décision prochaine du tribunal administratif sur cette affaire constituera le premier test du raisonnement juridique consistant à considérer que la loi anti-fracturation hydraulique revient, de fait et conformément à la lettre de la proposition de loi initiale, à interdire l’exploration des hydrocarbures de roche-mère.”
---[on peut se demander si les trois rédacteurs du rapport ont lu les documents envoyés en septembre 2011 par l’ensemble des pétroliers pour conserver leurs permis. Quand ils écrivent que Total n’a pas explicité les techniques alternatives qu’il comptait mettre en oeuvre, on peut en dire tout autant de Toreador. Mais à l’époque de l’abrogation du permis de Montélimar on peut se demander qui de Total ou des Balkany étaient les plus utiles à court terme pour le pouvoir en place]---
6. 8 décembre 2015, T.A. de Cergy-Pontoise: audience du recours de Schuepbach. 
Dans mon CR de l'audience du 8/12/15 j'avais noté: "Le rapporteur public a préconisé le rejet de la demande du pétrolier : l’État ayant interdit la fracturation hydraulique en 2011, il avait obligation d’abroger les titres, dès lors que Schuepbach n’entendait pas y renoncer. Le magistrat a en outre relevé que la technique de la fracturation hydraulique était dommageable pour l’environnement". C'est donc bien parce que Schuepbach n'a pas OFFICIELLEMENT renoncé à la fracturation hydraulique que le rapporteur public recommande de ne pas annuler l'abrogation. Sa recommandation est suivie par le président du tribunal le 22/1215. Les permis de Nant et de Villeneuve-de-Berg sont donc définitivement abrogés.
7. 8 janvier 2016, T.A. de Cergy-Pontoise: audience du recours de Total. 
Même rapporteur public, même président que pour l'audience de décembre. Le rapporteur public suit le même raisonnement. Il suit à la lettre le texte de la loi du 13/07/11. L'article 3 et son fameux rapport. Il dit que Total a envoyé son rapport dans les temps, il dit que dans le rapport de Total on peut lire qu'il n'y aura pas de recours à la fracturation hydraulique, il dit donc que l'abrogation doit être annulée. Il ajoute aussi que l’article 3 de la loi n’a pas prévu d’évaluer la sincérité des bénéficiaires de permis ni d’évaluer la réalité des techniques alternatives. Donc si la loi n’envisage pas d’évaluer la sincérité, on ne peut pas utiliser cet argument pour abroger un permis. 
Il n'y a AUCUN revirement, aucun coup de théâtre, aucune contradiction entre le rapport public de décembre et celui de janvier. 
Non, tout est absolument conforme à la logique. 
Il est donc faux d'écrire (article de TV5) que le tribunal a rejeté "une requête similaire" de la Société Schuepbach, tout comme il est erroné d'évoquer "un moratoire" pour parler de la loi Jacob. 
Alors que peut-on tirer de cette histoire ? 
 
1. Dire, répéter une fois de plus que la loi n’interdit QUE la fracturation hydraulique, ni plus ni moins. 
2. Dire, répéter que cette loi encourage le mensonge. Il suffit de dire qu’on ne fera pas de fracturation pour garder un permis dont l’objectif était et reste « schisteux ».
3. S'insurger sur la restitution du permis de Montelimar à Total, pourquoi pas. Mais dans ce cas, rappelons, sans aucune défection, la totalité des permis qui n'ont pas été abrogés alors que les objectifs étaient tout aussi "schisteux" au moment de l'octroi des permis.
4. Cesser de dire que la loi nous protège. Non, ce qui nous a protégé dans un premier temps c’est la mobilisation. Aujourd’hui, c’est la baisse du prix du baril qui rend toute exploration des hydrocarbures de roche-mère aberrante économiquement. Combien de temps cette « protection économique » va-t-elle durer? 
5. Continuer à se mobiliser sur les mutations et les prolongations signées au compte-goutte ces derniers mois par Ségolène Royal. [On ne peut pas dire que la bataille autour du permis de la Folie de Paris ait soulevé les foules militantes… ou que la prolongation exceptionnelle du permis de Saint-Just-en-Brie ait provoqué un choc. Et pourtant une fracturation hydraulique avait déjà eu lieu sur le périmètre de Saint-Just-en-Brie. Qui s’en est soucié? ] Ni ici ni ailleurs…
6. Intervenir systématiquement à chaque fois qu’un lobby quelconque prétend proposer une méthode alternative qui n’a pour seul objectif que de lever des fonds auprès de financiers cyniques ou stupides. N’oublions pas que les entreprises qui avaient soit-disant mis en place des méthodes alternatives (Chimera pour l’azote liquide, Gasfrac pour le gaz liquéfié, ont fait faillite et ont été condamnées pour escroquerie par la SEC aux Etats-Unis). On n’a sans doute pas suffisamment insisté sur les aspects financiers et spéculatifs des investissements faits autour du gaz et du pétrole de schiste. Au delà des arguments environnementaux et sanitaires il y a aussi une dimension financière, capitalistique, un peu négligée…
7. Intervenir à chaque fois qu’un pétrolier dit « tant que la loi nous l’interdit, nous ne ferons pas de fracturation hydraulique ». Heureusement que tant que la loi interdit quelque chose les acteurs industriels s’y soumettent. La question n’est pas là. Si la loi change, est-ce que les détenteurs de permis qui avaient écrit qu’ils oubliaient leurs objectifs non-conventionnels seront-ils poursuivis s’ils reviennent à leurs premières amours?  
8. Dire, répéter que les socialistes qui n’ont pas pris au vote de la loi du 13/07/2011 au nom du fait qu’elle était incomplète, avaient dit qu’ils modifieraient cette loi dès qu’ils seraient au pouvoir. [Par exemple, comment Pascal Terrasse qui dit qu’il n’a pas voté la loi (débat public dans le film NoGazaran) peut-il s’offusquer de la situation actuelle? Qu’a-t-il fait pour améliorer la loi depuis 2012???]
9. Demander à nos parlementaires qui défendent la notion de « méthodes alternatives » de nous expliquer pourquoi la fracturation hydraulique est, dix ans après le début de la production à grande échelle des gaz et pétrole de schiste, la seule méthode avérée internationalement. Leur demander pourquoi seuls les français seraient capables de mettre au point ce que personne dans le monde n’a encore jamais fait. Avec quels capitaux de telles recherches pourraient être financer? On va réinventer les « avions-renifleurs » (pour ceux à qui l’épisode signifie encore quelque chose) …
10. Dire, répéter qu’aujourd’hui, après les folles embrassades de la COP21, la seule solution c’est de laisser 80% des hydrocarbures connus dans le sous-sol. On n’a donc pas besoin d’aller vérifier la présence d’hydrocarbures de roche-mère aujourd’hui. Ils ne vont pas moisir si on les laisse un peu plus longtemps que prévu par certains…
11. Continuer à nous battre pour faire modifier la loi. Ce n'est pas la fracturation hydraulique qu'il faut interdire mais l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère. 

mercredi 9 décembre 2015

Gaz de schiste: Schuepbach pourrait voir ses permis d'exploitation abrogés définitivement

Cergy-Pontoise (France) - Le rapporteur public du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) a estimé mardi dans ses conclusions qu'il n'y avait pas lieu de revenir sur l'abrogation en 2011 de deux permis d'exploitation de gaz de schiste, initialement délivrés en 2010 à la société Schuepbach.

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La décision du tribunal est attendue à la fin du mois de décembre.

En 2010, l'Etat avait délivré à la société américaine Schuepbach deux permis d'exploitation de gaz de schiste sur son sol, à Nant (Aveyron) et à Villeneuve-de-Berg (Ardèche).

Romandie > lire l'article complet

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Urgence climatique - Rassemblement sur le Champ de Mars le 12 décembre

Un appel à rassemblement pour le 12 décembre à 14h00, sur le Champ de Mars, devant la Tour Eiffel, a été lancé par plusieurs organisations* pour déclarer l'état d'urgence climatique.

Toute autre organisation souhaitant signer cet appel est évidemment bienvenue.

Les personnes, représentantes ou pas d'organisations, peuvent également le signer en leur nom propre ici !

L'événement est également en ligne sur Facebook

* Amis de la Terre France, Alternatiba, Action Non Violente COP21, Bizi, Confédération Paysanne, Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche, Mouvement pour une Alternative Non-Violente, Collectif National Pas Sans Nous, Village Emmaüs Lescar Pau, UNEF.

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jeudi 3 décembre 2015

Pourquoi le gaz de schiste n'est pas une énergie de transition

declin marcellus

Pour qu’une énergie dite « de transition » soit intéressante pour assurer le passage aux énergies propres et recyclables, elle doit être relativement abondante, moins émettrice de GES que les énergies fossiles, ne pas nécessiter d’investissements supplémentaires trop lourds (supérieur à celui requis pour la poursuite de l’exploitation des énergies fossiles) et avoir une disponibilité et un rendement comparable aux énergies fossiles dominantes actuelles : le charbon, le pétrole et l’uranium . 

  • Les réserves européennes sont très insuffisantes...
  • Le gaz de schiste est un puissant gaz à effet de serre...
  • L’exploitation du gaz de schiste nécessiterait un investissement très coûteux...
  • Le prix anormalement bas aux États Unis...
  • Les gisements de gaz de schiste produisent pour de courtes périodes...
  • La production de gaz de schiste est elle-même grande consommatrice d’énergie...
  • La transition vise aussi à préserver des ressources comme l’eau...
  • La transition vers un modèle durable suppose de préserver des réserves...
  • La spécificité de l’exploitation par la mise en œuvre de nombreux forages...
  • Les forages lorsqu’ils ne sont plus rentables seront rebouchés constituant de possible « bombes à retardement »...

Stop Gaz de Schiste > lire l'article complet avec des chémas très parlants !

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mercredi 2 décembre 2015

Un atelier "le schiste, ce n'est pas fini!" à Montreuil samedi 5 et dimanche 6 décembre

Vous qui lisez ce blog, vous savez que "le schiste ce n'est pas fini!".

Vous avez participé à des manifestations, des réunions, des projections, des discussions.

Mais vous savez aussi que depuis que la foreuse a quitté la plateforme de Jouarre, en septembre 2013, la chape de plomb est retombée sur l'ensemble des media (ou presque). Les informations concernant les gaz et pétrole de schiste sont peu disponibles, vous avez sans doute remarqué qu'autour de vous, beaucoup de gens ont l'impression que tout est rentré dans l'ordre, que le danger s'est éloigné. 

Nous vous proposons de participer à l'atelier “le schiste, ce n'est pas fini!” qui se déroulera dans le cadre du forum climat, à Montreuil les 5 et 6 décembre, en parallèle des réunions officielles de la COP21 animé par des militants de différents collectifs français. 

Nous tiendrons "salle ouverte", pendant les deux jours, 

de 10 heures à 18 heures 30

au lycée Jean-Jaurès, salle 427,

rue Dombasle, à Montreuil, pas très loin de la mairie.  

Un atelier, ça veut dire quoi?

C’est d’abord un espace de rencontre, un espace de discussion, d’échange. 

C'est un lieu sans tribune, ni tribuns où vous pourrez trouver des réponses aux différentes questions que vous vous posez concernant les gaz et pétrole de schiste. 

C’est un espace où il n'y aura pas de prise de parole à heure fixe, pas de discours, mais un lieu avec de quoi s’informer (documentation, audio-visuels) et des personnes ressource (membres de différents collectifs) pour dialoguer et poser, directement, sans contraintes de temps, toutes ces questions concernant les hydrocarbures extrêmes qui vous taraudent :

• Puisqu’une loi interdit la fracturation hydraulique en France, pourquoi s'obstiner à lutter ?

• Pourquoi les industriels croient-ils encore au gaz de schiste en France ?

• Que deviendra cette loi en cas de changement de majorité ?

• Y a-t-il encore des permis d’exploration en cours en France ? De nouveaux permis ont-ils été signés ? Dans quel secteur ?

• Pourquoi le nouveau code minier, en préparation, va-t-il favoriser l’exctractivisme à tout va?

• Comment les lobbies nous promettent une extraction « propre » ? Quels sont les “mensonges” ?

• Quelle différence entre pétrole et gaz de schiste ? Entre gaz de houille et gaz de couche ?

• Pourquoi le gaz de schiste n’est pas le bon carburant pour une diminution du rejet des gaz à effet de serre ?

• Réchauffement global et pétrole et gaz de schiste ?

• Peut-on fracturer sans que cela ne se voie ?

• Que se passe-t-il dans le Nord de la France et en Lorraine, avec le gaz de couche ?

• Que sait-on de la relation avec le monde de la finance? Le schiste, une pyramide de Ponzi ?

• Et la géopolitique dans tout ça? 

• Quels sont les impacts environnementaux, sanitaires et sociaux ?

• Que se passe-t-il ailleurs dans le monde : en Grande-Bretagne, en Roumanie, au Maghreb, en Argentine, aux Etats-Unis, au Canada, etc. ?

• Pourquoi des méga-projets de gazoducs à travers l’Europe et entre l’Afrique du Nord et l’Europe ?

• La France est-elle le seul pays où la fracturation hydraulique est interdite ?

• Qu’est qu’un « moratoire » ?

• On a parlé d'une bulle spéculative, pourquoi? Comment ça fonctionne? 

• Il est question d'un nouveau code minier, qu'est-ce qu'il y a dedans? 

• Quel est l'impact de la baisse actuelle du prix du pétrole ?

• Quels liens avec les autres mouvements sociaux ? Pour l’eau, contre l’accaparement des terres, les grands projets inutiles… ? …

••• Et toutes les questions qui vous plairont ;-)

 

Un atelier, ça se passe comment?

Une salle, quelques tables disséminées dans la salle, quelques chaises. 

Des militants disponibles, des documents à disposition sous forme de panneaux, de classeurs, de vidéos visisbles sur des tablettes, 

Des quiz, pour faire fonctionner votre mémoire

Quelques petits gâteaux et des boissons chaudes…

Et du temps pour les uns ou les autres… des questions, des réponses. 

Le droit de ne pas savoir, le droit de poser les questions qu’on n’ose pas poser en réunion publique!  

L'atelier sera ouvert  à partir de 10 heures du matin, jusqu'à 18 heures 30, le samedi 5 et le dimanche 6 décembre, au lycée Jean-Jaurès, rue Dombasle à Montreuil, salle 427. Le métro le plus proche : Mairie de Montreuil, ensuite un petit peu de marche à pied, et vous y êtes. 

En faisant circuler cette information, vous serez déjà un acteur de cet atelier!

Le combat concernant les énergies extrêmes, les hydrocarbures non conventionnels est loin d’être terminé.

Les pétroliers sont encore à l'œuvre, sans faire de bruit…

mardi 1 décembre 2015

Pendant toute la cop21, écoutez la radio "Touche pas à mon schiste!”

La radio Touche pas à mon schiste est présente pendant tout le temps de la Cop21 avec une émission par jour !

Chaque jour, écoutez les messages de Maxime Combes et les commentaires des chroniqueurs de cette web radio !

Nous étions 10.000 à Paris, le 29 novembre, pour dénoncer “l'Etat d'Urgence Climatique”

600.000 personnes ont manifesté dans le monde pour dénoncer l'urgence climatique, des dizaines de rassemblements en France. 

Tous présents pour dénoncer l'état d'urgence climatique

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Rien qu'à Paris, nous étions 10.000 pour former une belle chaîne humaine pour répondre à l'interdiction qui nous avait été faite de manifester.

 

Toutes les manifestations prévues en France, de longue date, ont été interdites à la suite de la proclamation de l'état d'urgence. Il s'agissait parait-il de nous protéger contre d'éventuelles nouvelles attaques. Cependant ni les marchés de Noël, ni les matchs de foot, ni la grande roue de la place de la Concorde n'ont été interdits. En revanche, ces derniers jours, au moins 24 assignations à résidence ont visé non pas des terroristes agissant pour le compte de Daesh, mais des acteurs de la société civile (maraîchers bio, squatteurs, membres de la Coalition Climat 21, etc). Il semble bien que toute expression citoyenne soit désormais considérée comme une atteinte à la sécurité du pays! L’état d’urgence (légitimé par les assassinats du 13 novembre) serait-il en train de devenir un état d’exception? La France a notifié au Conseil de l’Europe qu’elle allait déroger à la convention européenne des droits de l’homme. 

Nous ne devons ni nous habituer à cet état d'exception, ni l'accepter. Ceci n’est pas sans rappeler d’autres moments de l’histoire où des pays entiers ont glissé dans le totalitarisme en silence. Plus que jamais la mobilisation citoyenne est justifiée.

Le schiste, ce n'est pas fini. La mobilisation citoyenne continue ! 

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cette illlustration, signée Red! est parue sur le site Reporterre, le 30 novembre

 

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mardi 24 novembre 2015

Chaîne humaine pour le climat

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État d'urgence climatique :  
une chaîne humaine pour un Climat de paix !
Dimanche 29 novembre,
sur les trottoirs du boulevard Voltaire,
entre place de la République et Nation
 

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Le monde que nous défendons est celui de la paix, de la justice, de la lutte contre les inégalités et contre le dérèglement climatique.
 
Suite aux attentats odieux du 13 novembre, les autorités ont déclaré l’état d’urgence et interdit la Marche pour le climat initialement prévue, réduisant de fait au silence les voix des populations directement affectées par le changement climatique. Paradoxalement, les marchés de Noël et les rencontres sportives sont maintenus.
 
La réalité est que nous sommes dans un état d’urgence climatique. Plus que jamais, la société civile, unie et solidaire, a le devoir de faire entendre les exigences citoyennes lors de la COP21. C'est pourquoi nous serons mobilisés ce dimanche 29 novembre à Paris et dans les autres villes en France. Au même moment, des centaines de milliers de personnes marcheront de Durban à Sao Paulo, en passant par New Delhi et Londres.
 
Pour la justice climatique, pour la paix qu'elle contribue à apporter et en hommage aux victimes des attentats, nous formerons, à Paris une chaîne humaine sur les trottoirs entre place de la République et Nation, sur le boulevard Voltaire en passant par le Bataclan et la rue de Charonne.
 
A tous ceux qui veulent nous empêcher de nous exprimer, nous répondons : unis et solidaires nous voulons vivre ensemble sur une Terre juste et vivable.

Dimanche 29 novembre de 12h à 13h,
prenons-nous en mains pour un Climat de paix !

Une information concernant notre placement dans la chaine humaine sera communiquée très prochainement !

cop21

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