vous trouverez ici les documents officiels relatifs au permis de Château-Thierry
vendredi 27 mai 2016

Demande d'extension de la concession de Champotran - réunion publique au Plessis-Feu-Aussous (77)

Réunion publique

le 30 maiI 2016 à 20h
au Plessis-Feu-Aussous (77)
sous le préau attenant à la mairie

Cette réunion est organisée par le collectif de la Brie (collectif local) en collaboration avec le collectif Pays fertois. 

La concession fait l'objet d'une demande d'extension qui la ferait passer de 94 km² à 216 km².

Le but de cette réunion est de présenter les documents mis à disposition du public dans le cadre de l'enquête publique (du 9 mai au 9 juin), de leurs lacunes et de démontrer que le danger subsiste qu'il s'agisse ou non d'exploiter la roche-mère. Il est question de dizaines, voire de centaines de puits que Vermilion pourrait forer.

Isabelle Lévy participera à la réunion.

Avis d'enquête publique sur le site de la Mairie du Plessis Feu Aussous

Merci de faire circuler l'information autour de vous.


mardi 19 avril 2016

Vermilion souhaite étendre la concession de Champotran

extension_champotran_2016b4

Vermilion aimerait agrandir la concession de Champotran. Sa surface actuelle est d'environ 90 km2. Après extension, si celle-ci est octroyée, serait un peu supérieure à 200 km2. 

Une enquête publique aura lieu du 9 mai au 9 juin.

Le calendrier des présences du commissaire enquêteur est visible sur le site de la préfecture de Seine-&-Marne

La demande d'extension impacte les communes suivantes: Amillis, Beautheil, La Chapelle-Saint-Sulpice, Chateaubleau, Chevru, La Croix-En-Brie, Cucharmoy, Dagny, Gastins,  Gurcy-Le-Chatel, Jouy-Le-Chatel, Lizines, Maison-Rouge, Meigneux, Pecy, Le Plessis-Feu-Aussoux, Rampillon, Saint-Just-En-Brie, Saints,  Sognolles-En-Montois, Touquin, Vanville, Vaudoy-En-Brie, Vieux-Champagne, Villeneuve-Les-Bordes, Voinsles

Les documents mis à disposition du public dans le cadre de l'enquête publique sont téléchargeables dès maintenant.

Très bonne lecture. La suite dans quelques jours… 

Posté par isa_jouarre77 à 18:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

dimanche 7 février 2016

Gaz de schiste : l'Américain Schuepbach n'a droit à aucune indemnisation

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise examinait, ce vendredi 5 février, le recours indemnitaire de l'entreprise américaine pour les permis de recherche en Ardèche et dans l'Aveyron.

Requête rejetée. Le pétrolier texan réclame, dans ce dossier, 117 millions d'euros. Un préjudice qu'il avait même estimé, dans un premier temps, à un milliard. L'histoire commence en 2010. Le gouvernement de l'époque délivre à Schuepbach des permis d'exploration en Ardèche et dans l'Aveyron. Un an plus tard, permis abrogés. La France interdit en effet l'utilisation de la fracturation hydraulique, la seule technique connue et très polluante pour rechercher du gaz de schiste. 

L'entreprise américaine contre-attaque, pose une question prioritaire de constitutionnalité contre cette loi. Mais le Conseil constitutionnel valide l'interdiction de la fracturation. Première défaite. Schuepbach ne désarme pas et dépose un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour obtenir la restitution de ses permis. Fin décembre deuxième défaite. La juridiction lui donne tort.

Le groupe américain demande alors des dommages et intérêts. Il se dirige probablement vers un nouvel échec. Le rapporteur public considère que la responsabilité de l’État n'est ici pas engagée puisque l'abrogation du permis de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) notamment a été jugée légale. La décision sera rendue dans le courant du mois de mars.

France Bleu > lire l'article complet

Posté par boucheaoreille77 à 22:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 29 janvier 2016

Permis de Montélimar : Total a gagné !

Total a gagné contre l'Etat. Le tribunal administratif de Cergy Pontoise a annulé la décision du gouvernement qui en 2011 avait abrogé son permis de recherche d'hydrocarbures de Montélimar. 

Un appel à manifester est lancé pour le 28 février à Barjac dans le Gard.

Posté par boucheaoreille77 à 16:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 13 janvier 2016

La France n'accordera plus de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels

Toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures conventionnels sera refusée en France, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles, a déclaré mardi soir lors d'un débat parlementaire la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal.

Promulguée en août 2015, la loi de transition énergétique prévoit notamment une réduction de la consommation énergétique finale de 50% en 2050, par rapport à 2012, et une réduction de la consommation primaire des énergies fossiles de 30% en 2030. 

C'est à la lumière de ces nouveaux choix, consolidés par la loi de transition énergétique, que le ministère met en place un système de refus de toute nouvelle demande d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, a déclaré Mme Royal, interrogée à l'Assemblée nationale par le député socialiste Yves Blein.

Selon des données publiées sur le site du ministère, la France comptait 54 permis de recherches actifs au 1er juillet 2015, et quelque 130 demandes de permis de recherches. 

Puisqu'il faut réduire la part des énergies fossiles, pourquoi continuer à donner des autorisations de recherches d'hydrocarbures conventionnels' Et c'est précisément la prise de position qui est la mienne, à savoir ne plus délivrer d'autorisation de recherches d'hydrocarbures conventionnels, puisqu'il faut inciter les groupes industriels qui s'engagent dans ce type d'activité à réorienter leurs investissements vers la production d'énergies renouvelables ou vers la production de l'efficacité énergétique, a expliqué la ministre. 

Les activités d'exploration pétrolière ne sont autorisées que dans le cadre de la recherche d'hydrocarbures conventionnels, a-t-elle rappelé, tandis que la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures de schiste, est interdite en France. 

(©AFP / 12 janvier 2016 23h29) 

Cette décision aura t-elle une incidence sur les renouvellements de permis déjà octroyés ?


lundi 11 janvier 2016

Permis de Montélimar : le recours de Total

Depuis vendredi le recours de Total contre l'abrogation du permis de Montélimar fait couler beaucoup d'encre dématérialisée. 
On pourrait se réjouir de voir que la question des hydrocarbures non-conventionnels revienne sur le devant de la scène. 
On pourrait imaginer que ces articles vont contribuer à une meilleure prise de conscience. 
On pourrait souhaiter que ces articles nous aident dans notre mobilisation. 
Malheureusement, on est loin, très loin du compte. 
La plupart de ces papiers sont à des titres divers, truffés d’erreurs factuelles, conceptuelles, historiques ou politiques. 
Alors, revenons sur ce qui s’est passé pour essayer d’y voir clair et surtout pour mettre en évidence quelques pistes pour les semaines et les mois à venir. 
Commençons par résumer la situation
1. Juillet 2011: la loi interdisant la fracturation hydraulique est votée par le parlement.
Cette loi comporte 4 articles (pas un de plus). 
L'article 1 interdit l'usage de la fracturation hydraulique, 
L'article 2 prévoit ”une commission chargée d’évaluer les risques environnementaux liées aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives”. 
---[Donc la loi prévoit qu’il peut y avoir des techniques alternatives. Bien évidemment il s’agit d’un fantasme de parlementaires qui disent non pour plaire à la populace et qui disentt oui pour plaire aux lobbies pétroliers]---
L'article 3 prévoit que les détenteurs de permis ont deux mois pour indiquer la méthode qu'ils mettront en oeuvre dans le cadre du permis dont ils sont détenteurs. 
Le troisième alinéa de cet article précise, pour ceux qui n'auraient pas compris le message, que si le recours à la fracturation hydraulique est prévu, le permis sera abrogé. 
---[Il faudrait être tout à fait stupide pour ne pas s’engouffrer dans la brêche des techniques alternatives pour conserver un permis préalablement acquis]---
L'article 4 remet une couche sur les expérimentations. 
2. Septembre 2011. Tous les détenteurs de permis déjà octroyés envoient un rapport au ministère. Tous, sauf un [Schuepbach], écrivent qu'ils ne feront pas usage de la fracturation hydraulique. Il suffit de lire l’article 2 et l’article 3 pour savoir comment conserver son permis même si pendant des mois chacun avait bien évidemment dit haut et fort que ce qui l’interessait sur le territoire en question c’était soit le gaz soit le pétrole de schiste.  
3. Octobre 2011. Sarkozy prévoit un voyage dans le Gard. NKM abroge TROIS permis. 
Les deux permis détenus par Schuepbach: normal. 
Dans son rapport il revendiquait l'utilisation de la Fracturation Hydraulique.
Et le permis de Montélimar détenu par Total. Total s'insurge et décide de demander l'annulation de l'abrogation. 
En effet, Total a fait comme les autres. Il a envoyé un rapport au ministère, rapport qui dit que “c’est oublié, la fracturation hydraulique, pas question, on va chercher du conventionnel”. 
---[Bien sûr que c'est un discours faux-cul, bien sûr que ce n'est pas vrai]---
Mais ce n'est pas différent de ce qu'a écrit Toreador pour tous les permis du bassin parisien. 
Il ne faut pas oublier qu’avant le vote de la loi il y a eu d’abord un moratoire, un truc pour « calmer le jeu ». NKM réunit les pétroliers qui ont prévu à très court terme d’effectuer des fracturations hydrauliques et leur demande d’attendre un peu avant de s’y remettre. C’est comme ça que les travaux du permis de Chateau-Thierry avaient été mis en sommeil en février 2011. Aucune ambiguité sur ce permis, les détenteurs du permis ne sont interessés que par le pétrole de schiste. Et alors, le rapport de Toreador, comme celui de Total dit "non, non, non, c'est promis on n'utilisera pas la fracturation hydraulique". L'article 3 de la loi Jacob est respecté. "Très bien monsieur Toreador, vous pouvez garder vos permis". On comprend pourquoi Total n'était pas content. Mais tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir une visite présidentielle qui avait besoin d’un petit coup d’éclat médiatique.
4. on passe sur les épisodes QPC-Schuepbach qui n'apportent pas d'éclaircissement à l'affaire qui nous concerne.
5. un rapport est publié cet été par la Documentation Française
Son titre: « Délais d’instruction des demandes de permis exclusifs de recherche et de concessions d’hydrocarbures »
Ses auteurs: Rémi STEINER (ingénieur général des mines), Pascal CLÉMENT (idem) et Philippe GUIGNARD (ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forets). 
Pas des rigolos, pas des militants. Juste des hauts fonctionnaires qui essaient de trouver une solution à l’impasse concernant les dizaines de permis de recherche gelés dans les tiroirs du ministère depuis 2011.
Dans ce rapport on peut y lire des choses passionnantes ! 
Ainsi, page 8 on peut lire:
“La loi du 13 juillet 2011 a interdit la technique de la fracturation hydraulique sans explicitement interdire l’exploitation d’hydrocarbures de roche-mère. Dans le silence de la loi, l’administration n’a pas rejeté les demandes de permis de recherche d’hydrocarbures de roche-mère : ces demandes, corrigées mais jamais refusées ni acceptées, constituent encore, quatre ans plus tard, au moins le quart des demandes de permis en attente de décision.”
Page 19 on peut lire: “La procédure de l’article 3 de la loi du 13 juillet 2011 n’a conduit en définitive qu’à l’abrogation de trois permis, le 12 octobre 2011 : les permis de Nant et de Villeneuve de Berg, ainsi que le permis de Montélimar. Dans les trois cas, des jugements de première instance devraient être prochainement rendus sur les demandes déposées par les opérateurs d’annulation de ces décisions d’abrogation, ainsi que sur leurs demandes d’indemnisation.
Dans le cas particulier du permis Montélimar, l’opérateur avait déclaré exclure les forages suivis de fracturation hydraulique, mais n’avait pas explicité les techniques alternatives à la fracturation hydraulique qu’il comptait mettre en œuvre pour explorer le potentiel de la zone en gaz de schiste. L’administration a dans ces conditions procédé à l’abrogation du permis. La décision prochaine du tribunal administratif sur cette affaire constituera le premier test du raisonnement juridique consistant à considérer que la loi anti-fracturation hydraulique revient, de fait et conformément à la lettre de la proposition de loi initiale, à interdire l’exploration des hydrocarbures de roche-mère.”
---[on peut se demander si les trois rédacteurs du rapport ont lu les documents envoyés en septembre 2011 par l’ensemble des pétroliers pour conserver leurs permis. Quand ils écrivent que Total n’a pas explicité les techniques alternatives qu’il comptait mettre en oeuvre, on peut en dire tout autant de Toreador. Mais à l’époque de l’abrogation du permis de Montélimar on peut se demander qui de Total ou des Balkany étaient les plus utiles à court terme pour le pouvoir en place]---
6. 8 décembre 2015, T.A. de Cergy-Pontoise: audience du recours de Schuepbach. 
Dans mon CR de l'audience du 8/12/15 j'avais noté: "Le rapporteur public a préconisé le rejet de la demande du pétrolier : l’État ayant interdit la fracturation hydraulique en 2011, il avait obligation d’abroger les titres, dès lors que Schuepbach n’entendait pas y renoncer. Le magistrat a en outre relevé que la technique de la fracturation hydraulique était dommageable pour l’environnement". C'est donc bien parce que Schuepbach n'a pas OFFICIELLEMENT renoncé à la fracturation hydraulique que le rapporteur public recommande de ne pas annuler l'abrogation. Sa recommandation est suivie par le président du tribunal le 22/1215. Les permis de Nant et de Villeneuve-de-Berg sont donc définitivement abrogés.
7. 8 janvier 2016, T.A. de Cergy-Pontoise: audience du recours de Total. 
Même rapporteur public, même président que pour l'audience de décembre. Le rapporteur public suit le même raisonnement. Il suit à la lettre le texte de la loi du 13/07/11. L'article 3 et son fameux rapport. Il dit que Total a envoyé son rapport dans les temps, il dit que dans le rapport de Total on peut lire qu'il n'y aura pas de recours à la fracturation hydraulique, il dit donc que l'abrogation doit être annulée. Il ajoute aussi que l’article 3 de la loi n’a pas prévu d’évaluer la sincérité des bénéficiaires de permis ni d’évaluer la réalité des techniques alternatives. Donc si la loi n’envisage pas d’évaluer la sincérité, on ne peut pas utiliser cet argument pour abroger un permis. 
Il n'y a AUCUN revirement, aucun coup de théâtre, aucune contradiction entre le rapport public de décembre et celui de janvier. 
Non, tout est absolument conforme à la logique. 
Il est donc faux d'écrire (article de TV5) que le tribunal a rejeté "une requête similaire" de la Société Schuepbach, tout comme il est erroné d'évoquer "un moratoire" pour parler de la loi Jacob. 
Alors que peut-on tirer de cette histoire ? 
 
1. Dire, répéter une fois de plus que la loi n’interdit QUE la fracturation hydraulique, ni plus ni moins. 
2. Dire, répéter que cette loi encourage le mensonge. Il suffit de dire qu’on ne fera pas de fracturation pour garder un permis dont l’objectif était et reste « schisteux ».
3. S'insurger sur la restitution du permis de Montelimar à Total, pourquoi pas. Mais dans ce cas, rappelons, sans aucune défection, la totalité des permis qui n'ont pas été abrogés alors que les objectifs étaient tout aussi "schisteux" au moment de l'octroi des permis.
4. Cesser de dire que la loi nous protège. Non, ce qui nous a protégé dans un premier temps c’est la mobilisation. Aujourd’hui, c’est la baisse du prix du baril qui rend toute exploration des hydrocarbures de roche-mère aberrante économiquement. Combien de temps cette « protection économique » va-t-elle durer? 
5. Continuer à se mobiliser sur les mutations et les prolongations signées au compte-goutte ces derniers mois par Ségolène Royal. [On ne peut pas dire que la bataille autour du permis de la Folie de Paris ait soulevé les foules militantes… ou que la prolongation exceptionnelle du permis de Saint-Just-en-Brie ait provoqué un choc. Et pourtant une fracturation hydraulique avait déjà eu lieu sur le périmètre de Saint-Just-en-Brie. Qui s’en est soucié? ] Ni ici ni ailleurs…
6. Intervenir systématiquement à chaque fois qu’un lobby quelconque prétend proposer une méthode alternative qui n’a pour seul objectif que de lever des fonds auprès de financiers cyniques ou stupides. N’oublions pas que les entreprises qui avaient soit-disant mis en place des méthodes alternatives (Chimera pour l’azote liquide, Gasfrac pour le gaz liquéfié, ont fait faillite et ont été condamnées pour escroquerie par la SEC aux Etats-Unis). On n’a sans doute pas suffisamment insisté sur les aspects financiers et spéculatifs des investissements faits autour du gaz et du pétrole de schiste. Au delà des arguments environnementaux et sanitaires il y a aussi une dimension financière, capitalistique, un peu négligée…
7. Intervenir à chaque fois qu’un pétrolier dit « tant que la loi nous l’interdit, nous ne ferons pas de fracturation hydraulique ». Heureusement que tant que la loi interdit quelque chose les acteurs industriels s’y soumettent. La question n’est pas là. Si la loi change, est-ce que les détenteurs de permis qui avaient écrit qu’ils oubliaient leurs objectifs non-conventionnels seront-ils poursuivis s’ils reviennent à leurs premières amours?  
8. Dire, répéter que les socialistes qui n’ont pas pris au vote de la loi du 13/07/2011 au nom du fait qu’elle était incomplète, avaient dit qu’ils modifieraient cette loi dès qu’ils seraient au pouvoir. [Par exemple, comment Pascal Terrasse qui dit qu’il n’a pas voté la loi (débat public dans le film NoGazaran) peut-il s’offusquer de la situation actuelle? Qu’a-t-il fait pour améliorer la loi depuis 2012???]
9. Demander à nos parlementaires qui défendent la notion de « méthodes alternatives » de nous expliquer pourquoi la fracturation hydraulique est, dix ans après le début de la production à grande échelle des gaz et pétrole de schiste, la seule méthode avérée internationalement. Leur demander pourquoi seuls les français seraient capables de mettre au point ce que personne dans le monde n’a encore jamais fait. Avec quels capitaux de telles recherches pourraient être financer? On va réinventer les « avions-renifleurs » (pour ceux à qui l’épisode signifie encore quelque chose) …
10. Dire, répéter qu’aujourd’hui, après les folles embrassades de la COP21, la seule solution c’est de laisser 80% des hydrocarbures connus dans le sous-sol. On n’a donc pas besoin d’aller vérifier la présence d’hydrocarbures de roche-mère aujourd’hui. Ils ne vont pas moisir si on les laisse un peu plus longtemps que prévu par certains…
11. Continuer à nous battre pour faire modifier la loi. Ce n'est pas la fracturation hydraulique qu'il faut interdire mais l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère. 

jeudi 8 octobre 2015

Gaz et pétrole de schiste : Royal et Macron accordent des permis de recherche... à deux mois de la COP 21 !

À quelques semaines du lancement de la COP 21, la ministre de l’Ecologie et celui de l’Economie ont autorisé de nouvelles concessions de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux en métropole.

Le 29 septembre 2015, le Journal officiel publiait trois arrêtés ministériels signés par Ségolène Royal octroyant trois nouveaux permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux.

Il s’agit des permis de Champfolie (Seine-et-Marne), d’Esthéria (Marne) et d’Herbsheim (Bas-Rhin). Les bénéficiaires de ces permis sont respectivement les entreprises Vermilion, Lundin et Bluebach.

Le permis de Champfolie avait été demandé par Vermilion en 2009, à une époque où la fracturation hydraulique n’était pas remise en question. Il est accordé aujourd’hui. La géologie a-t-elle changé entre temps ? Quel est l’intérêt d’un permis de recherche de 120 km2 pour une entreprise qui détient déjà 13 permis ? Pourquoi Vermilion dépose-t-il régulièrement de nouvelles demandes de permis (26 à ce jour) ? Comment expliquer la nouvelle autorisation faite à Vermilion par le préfet de Seine-et-Marne de procéder à 30 nouveaux forages sur une concession (Champotran) ne faisant que 90 km2 ? Comment expliquer la demande d’autorisation faite par Vermilion de 10 nouveaux forages sur la concession de Vert-le-Grand ? Comment expliquer l’autorisation de deux nouveaux forages sur le permis de Saint-Just-en-Brie malgré les oppositions exprimées des membres du conseil municipal sur les registres de l’enquête publiqueau printemps dernier ?

Isabelle Lévy du Collectif Pays Fertois > lire l'article complet dans Reporterre

mercredi 30 septembre 2015

Vermilion désormais seul propriétaire du permis de Château-Thierry

Dernières nouvelles sur le permis de Château-Thierry et sur la problèmatique de l'extraction des gaz et huiles de schiste et gaz de houille:

la Sté pétrolière Hess Oil a été absorbée par Vermilion et porte désormais le nom de Vermilion Louise. Bertrand Demont, qui en était le dirigeant, ne fait plus partie du personnel , ni Guillaume Defaux qui était en charge de la communication, entre autres.

Vermilion est donc désormais le seul détenteur du permis de Château-Thierry et le seul interlocuteur.

La demande de prolongation du permis de Château-Thierry pour sa deuxième période est toujours en cours d'instruction dans les services du Ministère.

Ségolène Royal, depuis son arrivée, a malheureusement déjà signé des autorisations de prolongation de permis. En particulier,  le permis dit  de "La Folie de Paris" où elle a signé à la fois, une mutation au profit d'un nouvel opérateur et une prolongation. La coordination nationale des collectifs français anti-gaz et huiles de schiste et de houille a réagi : sous l'égide des Amis de la Terre, elle a  déposé un recours gracieux suivi d'un recours contentieux devant le tribunal administratif de Cergy. L'affaire n'a pas encore été jugée.

Collectif Carmen > lire l'article complet

Le gouvernement français accorde de nouveaux permis d’exploration pétrolière

Les ministres de l’Écologie, Ségolène Royal, et de l’Économie, Emmanuel Macron, viennent d’accorder trois nouveaux permis de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux. Ils se situent en Seine-et-Marne, dans le Bas-Rhin et dans la Marne. Les deux ministres ont également prolongé deux autres autorisations jusqu’à fin 2018, en Moselle et sur l’île de Juan de Nova, en « terres australes et antarctiques françaises », entre Madagascar et le Mozambique. Ces cinq arrêtés ont été délivrés le 21 septembre. Ils marquent une nette inflexion du gouvernement en la matière, lui qui s’était jusqu’ici gardé d’accorder de trop nombreux permis.

L’entreprise pétrolière canadienne Vermilion Energy se voit attribuer le permis de Champfolie. Elle étend ainsi sa concession près de Chaunoy, un des plus importants gisements de pétrole exploité dans la région Ile-de-France. À terme, l’entreprise mise sur un assouplissement de la législation interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique : « On espère pouvoir démontrer que cette technique est respectueuse des règles de l’administration française et de l’environnement », affirmait Vermilion.

Bastamag > lire l'article complet

dimanche 6 septembre 2015

Vermilion seul maitre à bord sur le permis de Chateau-Thierry

Pour cette nouvelle rentrée, voici quelques nouvelles.
Tout d'abord, Hess Oil France a disparu, pour être remplacé, absorbé par Vermilion. 
En effet, le 16 juin dernier, Vermilion a absorbé Hess Oil France, par l'intermédiaire d'une nouvelle filiale, intitulée Vermilion Louise. 
L'entreprise Hess Oil France a changé de président (c'est le président de Vermilion qui dirige Hess Oil), a changé d'adresse (l'entreprise est désormais domiciliée à Parentis, dans les Landes. C'est le siège de Vermilion)et a changé de nom, désormais l'entreprise s'appelle Vermilion Louise. 
Tout a été rendu public il y a quelques jours seulement.
Vermilion est désormais seul maitre à bord sur le permis de Chateau-Thierry. Il en est détenteur (depuis l'absorption de Zaza France par Vermilion), mais par un tour de passe-passe complexe, Hess était propriétaire de 100% des parts. Hess absorbée par Vermilion, les parts du permis de Chateau-Thierry reviennent dans l'escarcelle de Vermilion. 
Désormais, Vermilion n'a plus à négocier avec quiconque en ce qui concerne le permis de Château-Thierry. 
La prolongation est toujours en cours d'instruction. Pour combien de temps? Est-ce que la prolongation va être bientôt signée? 
On peut dire que Hess n'était pas dans les petits papiers du ministère. En revanche on peut dire que Vermilion est plutôt "bien en cours". 
Vermilion vient juste de subir un revers ces derniers jours: il y a eu une enquête publique avant d'autoriser Vermilion à forer une dizaine de nouveaux puits dans l'Essonne.
Et, bonne surprise, le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable. Cela ne veut pas dire que le préfet va interdire les forages, cela signifie seulement que Vermilion n'est plus aussi "chevalier blanc-propre-sur-lui" qu'avant. 
La suite bientôt…

Posté par boucheaoreille77 à 08:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,